‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 126 sur 259 · Strom. II · texte numérisé non relu

Strom. II

par la formule proprement scripturaire, mais seulement par ces mots : Asyei ô Iloifjirjv ou ÏIoifAT^v^, il tenait cet écrit pour inspiré, ainsi que le prouve cette affirmation : 06i(o; Totvuv ouvof[jLiç ^ TO) *Hp{Jt.a xaxi àîroxaXù'^^tv XaXouaa... (pyjat ^ nu xaXwçeïprjTat Doifjiévi En outre, il en mélange des passages avec ceux des Ecritures canoniques, évangiles ou épîtres pauliniennes pour établir une doctrine.

Clément n'a pas cité nominativement la Didachè, mais il l'a certainement utilisée ^. Il donne même la deuxième table du Décalogue dans la même forme que celle-ci. Enfin, il en a reproduit ^ un passage en l'introduisant par la formule scripturaire : OOxoç xXs-

vJ^eucTTYjç, Did, III, 5.

Essayons de dégager de ces données quel genre d'autorité Clément attribuait aux livres canoniques et aux livres extracanoniques, et surtout attachons-ncvus à voir s'il mettait les seconds sur le même rang que les premiers.

Constatons d'abord qu'il attribuait aux écrits du Nouveau Testament la même autorité qu'à ceux de l'Ancien, puisque pour lui ils contribuaient à former avec ceux-ci le canon ecclésiastique^, a La symphonie ecclésiastique, à savoir de la loi et des prophètes, ensemble, et des apôtres avec l'Evangile ^. » Cependant, Clément n'a pas connu un canon des écrits néotestamentaires au sens officiel de ce mot. 11 a parlé ^ de Tes-

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