Cf. Clément d'Alexandrie, Strom» YI
252 FORMATION DU CANOxN DU NOUVEAU TESTAMENT.
dans ses Hypotyposes avec les épîtres catholiques; il la citait comme Écriture ^ Enfin, Sozomène^ nous apprend que, de son temps encore, elle était lue, tous les ans, la veille de Pâques, dans certaines églises de Palestine.
L'évangile de Pierre était lu dans Téglise de Rhossos, en Syrie, et Tévêque d'Antioche interdit cette lecture. Quelques autres écrits apocryphes, les Actes de Paul et de Thècle, certains évangiles ou Actes apocryphes circulaient encore dans l'Eglise ; il est inutile d'en parler, vu le peu d'autorité ou d'extension qu'ils ont eue.
Nous constatons donc qu'à la fin de cette période l'Eglise chrétienne est en possession d'une collection d'écrits qu'elle tient pour Écriture divine, et qu'elle place sur le même pied d'autorité que les écrits de l'Ancien Testament. Le même nom d'Écritures divines est attribué aux livres de l'Ancien et à ceux du Nouveau Testament; ils forment une symphonie (Clément d'Alexandrie), et ils sont parfaits parce qu'ils ont été prononcés par le Verbe de Dieu et par son Esprit. On réunit sou\entles deux parties des Écritures : La loi et les Prophètes, l'Évangile et l'Apôtre, ou encore la Loi et TEvangile (Tertullien), et le tout est appelé les Écritures du Seigneur, xupiaxal ypacpat.
Le terme SiaOr^xy) continue à être employé dans le sens d'alliance, mais il commence à désigner les livres sacrés, et l'on distingue (Clément d'Alexandrie) l'Ancien, iraXaia, et le nouveau, vsa, Testament, 8ia6y>rj. Cependant, Tertullien préfère le terme instrumentuniy bien qu'il reconnaisse que l'on se sert plus fréquemment du terme Testamentum ^. nAlteriusInstrumenti,