‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 136 sur 259 · Adv, Marcionem^ IV, Ir · texte numérisé non relu

Adv, Marcionem^ IV, Ir

RÉSUMÉ Eï CONCLUSIONS.

çfel quod magis usai est dicere^ Testamenti. » Il parle du divinam instrumentum, du ^>etus, de Vevangelicurriy de Vapostolicum instrumentum.

Nous avons déjà dit comment les livres du Nouveau Testament avaient pris place peu à peu à côté de ceux de TAncien. Les évangiles et les épîtres de saint Paul furent de bonne heure reconnus comme Écriture. Mais l'usage de lire dans les assemblées des fidèles les lettres que s'écrivaient les églises, introduisait d'autres écrits dans l'estime des chrétiens. 11 y eut alors des écrits qui obtinrent l'assentiment général, parce qu'on les tenait pour des œuvres d'apôtres; d'autres qu'on regardait comme bons pour l'instruction et l'édification des fidèles ; d'autres enfin qui avaient pour eux un usage déjà ancien.

Le canon du Nouveau Testament qui n'avait jamais été établi par une décision ofiicielle, mais s'était formé tacitement par une espèce d'entente mutuelle, était encore flottant. A côté des évangiles et des écrits apostoliques : treize épîtres de saint Paul, première de saint Pierre et de saint Jean, épître de saint Jude, Actes des apôtres, se trouvaient quelques écrits qui jouissaient d'une certaine autorité et étaient même regardés comme Écriture dans plusieurs églises, et qui furent, les uns : épître de saint Jacques, Ih épître de saint Pierre, IP et III^ de saint Jean, épître aux Hébreux, définitivement admis parmi les écrits canoniques, tandis que les autres : épîtres de saint Clément, de saint Barnabé, la Didachè, le Pasteur, en furent, au contraire, exclus. C'est dans la période que nous allons étudier que va se faire le triage entre ces deux séries d'écrits. Pour l'Apocalypse, il semble bien que tout d'abord elle fut tenue pour apostolique et prophétique ; ce n'est que dans les siècles suivants qu'elle fut discutée .

Notons enfin que dans les deux collections des écrits néotestamentaires : to euaYyéXiov et ô «TroaToXo;, les livres ne sont pas partout rangés dans le même ordre, ainsi que nous le dirons plus loin, ce qui indique qu'il n'y avait pas encore à l'époque où elles furent formées, de liste officielle, et que le recueil a été constitué en des lieux différents.

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