‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 140 sur 259 · M. G. I, Xni, col · texte numérisé non relu

M. G. I, Xni, col

Eusèbe nous a rapporté le jugement critique qu'Origène portait sur Tépître aux Hébreux : « Comme caractéristique, le style de l'épître aux Hébreux n'a pas la vulgarité de parole de celui de l'apôtre, qui reconnaît lui-même qu'il est vulgaire dans son langage, c'est-à-dire dans sa phrase; la diction de l'épître est d'un grec plus pur, et quiconque aie pouvoir de discerner la phraséologie d'un auteurle reconnaîtra. En outre, quelespenséesensoient admirables et qu'elles ne soient inférieures en rien aux écrits reconnus comme apostoliques, c'est ce que croira tout homme qui examine soigneusement les écrits apostoliques. Si je donnais mon opinion, je dirais que les pensées, vo^fxaTa, sont de l'apôtre, mais que la langue et la disposition des pensées sont de quelqu'un qui s'est souvenu des enseignements apostoliques. Par conséquent, si quelque église regarde cette épître comme de saint Paul, qu'elle soit approuvée même pour cela. Car ce n'est pas sans raison que les anciens nous Font transmise comme étant de Paul. Mais quel est celui qui a écrit l'épître ? Dieu sait la vérité ^ . »

Malgré cette incertitude sur l'auteur, Origène se sert très souvent de cette épître pour établir des raisonnements dogmatiques; il en résulte qu'elle était acceptée comme canonique dans l'église d'Alexandrie et dans d'autres églises, ainsi qu'il appert de la citation précédente.

Après avoir parlé des épîtres de saint Paul, Origène ajoute : « Et Pierre sur lequel l'Église du Christ est bâtie... a laissé une épître reconnue, [xCav ima-zok^w ôjjioXoYoufjLlvrivxaTaXsXoiTrev ; peut-être aussi une seconde, car cela est douteux, laxo) Bï xa\ Seurepav, (JfxcpiSàXXsTat yap. »

11 parle ensuite des écrits de saint Jean : « Pour-

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