Eusèbe, Hist. eccl. VI
quoi faut-il mentionner celui qui reposa sur la poitrine de Jésus, qui nous a laissé un évangile? Et il a écrit aussi l'Apocalypse... Il a laissé aussi une épître de très peu de lignes, peut-être aussi une seconde et une troisième, effT0)5àxai ^suTspav xaWpfTyiv, puisque tous ne disent pas qu'elles sont authentiques, IttsI ou TravTsç cpacl fTvat Yvvjdiouç TauTa;. »
Il semble qu'Origène n'a pas eu des doutes analogues sur la seconde épître de saint Pierre. Dans son Commentaire sur saint Matthieu, 15, il parle d'une première épître de saint Pierre , ce qui fait supposer qu'il en conn aî t une seconde. Il est vrai que ce texte n'est pas certain. On a lu irpwTYiç l'abréviation Ttpou, qui pourrait être lue IleTpou et alors il ne serait pas question d'une première épître. Mais remarquons qu'Origène a cité plusieurs fois la seconde épître en l'attribuant à saint Pierre : « Et Petrus in epistola sua dicit : Gratia vobis et pax multiplicetur in recognitione Dei », UPr. I, 2 ^ Cependant, il appelle la P® épître : catholique, -nrapà tw Ils- Tp(o Iv Tïj xa9o>axÇî IttigtoXt, 2. Est-ce pour indiquer que celle-ci seulement était acceptée par tous, ou bien qu'elle s'adressait à toute l'Église? Mais la seconde épître, si la deuxième explication est juste, était tout aussi catholique que la première.
Origène appelle aussi la première épître de saint Jean : la catholique, 6 'Iwavv/jç Iv t9) xa6oXix9i e7riaToX9) xauTa XsYojv^. Nous n'avons aucune citation de la seconde et de la troisième épître de saint Jean, ce qui s'explique par leur brièveté et leur peu d'importance dogmatique.
L'épître de saint Jacques a été citée plusieurs fois par Origène, mais dans les passages grecs où elle est citée, elle l'est avec cette restriction : '£2ç Iv tt,