‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 149 sur 259 · RisL eccL HI · texte numérisé non relu

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en se référant à ce qu'Eusèbe rapporte à propos de chaque écrit. C'est à quoi nous allons procéder.

On a dû remarquer qu'Eusèbe place d'abord l'Apocalypse parmi les homologoumènes, en ajoutant cette restriction : si on le juge à propos; puis, parmi les illégitimes, avec la réserve : si l'on veut. Ce jugement, qui semble contradictoire, a sa raison d'être dans les opinions diverses qui régnaient en ce moment dans l'Église chrétienne. L'Apocalypse avait été tout d'abord acceptée par tous; elle était donc homologoumène. Mais, au temps d'Eusèbe, elle était discutée et rejetée par quelques-uns; elle était donc antilégomène. Mais, comme Eusèbe ^ personnellement ne croyait pas à son authenticité johannique, il l'a rangée parmi les illégitimes. Il constate que l'on est libre d'adopter l'une ou l'autre de ces positions, car, dit- il, l'autorité de l'Apocalypse est mise en doute par beaucoup encore aujourd'hui 2. Le témoignage d'Eusèbe sur la deuxième et la troisième épître de saint Jean est assez flottant. Dans la liste citée plus haut, il les range parmi les antilégomènes du premier degré, mais ailleurs, il les réunit à la première et les attribue à saint Jean. Il ne semble pas en avoir cité aucun passage.

L'épître aux Hébreux n'est rangée nominativement dans aucune des catégories de la liste donnée par Eusèbe ; il est à croire qu'elle est placée parmi les épîtres de saint Paul qui sont homologoumènes. Ailleurs ^, en effet, Eusèbe nous apprend qu'il y a quatorze épttres de saint Paul : « Les quatorze épîtres de saint Paul sont bien connues et indiscutées, -rrpo^viXoi xai aacpsTc;; il n'est pas juste de ne pas reconnaître que quelques-uns rejettent l'épître aux Hébreux, disant

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