Op. cit. p
irpwt TrpwTy) daêSdcToo. Il répond que, dans les manuscrits corrects, l'évangile de saint Marc se termine au f 8, et cela, dans presque tous les manuscrits ; dans quelques-uns on trouve la suite, qui fait double emploi. Qu'Eusèbe ait rejeté ces douze versets comme inauthentiques, cela ressort encore clairement de ce fait que, dans ses canons, qui cataloguent tous les passages évangéliques, il ne les a pas comptés.
Son témoignage sur la péricope de la femme adultère, Jean, VII, 53-VIlI, 10, est assez ambigu. Papias, dit-il ^ raconte encore une autre histoire, au sujet de la femme accusée de beaucoup de péchés devant le Seigneur, histoire que renferme l'évangile selon les Hébreux. Est-ce Papias ou Eusèbe qui affirmaient cette provenance de l'histoire de la femme adultère? 11 semble que cette attribution doit venir d'Eusèbe.
Pampbile, Firmilien, Méthode. — Les témoignages des églises orientales, en dehors de l'Égypte et de la Palestine, sont rares et peu importants. Dans son Apologie pour Origène, 7, le prêtre Pamphile, de Césarée, a attribué l'Apocalypse à saint Jean. — Firmilien ^, évêque de Césarée en Cappadoce, fait allusion, dans la lettre qui nous reste de lui, aux livres reçus dans l'Église ; il a dû connaître la deuxième épitre de saint Pierre, car il rappelle que cet apôtre a anathématisé les hérétiques dans son épître et a ordonné de les éviter. — Méthode, évêque de Tyr, cite souvent les écrits néotestamentaires ; pour lui, l'Apocalypse est F œuvre du bienheureux Jean ^, et, sans attribuer l 'épître aux Hébreux à saint Paul, il s'en sert souvent et la traite comme les autres épître s pauliniennes ^. Dans la lettre synodale