Corn, in epist. cath.M. G. XXXIX, col
ÉGLISES DECRIENT (350-450],
l'épître a été falsifiée, mais que, bien que lue en public, elle n'était pas canonique. La distinction entre livres canoniques et livres lus en public est la même que celle qu'a faite saint Athanase. La lecture en public n'était donc pas le seul critérium de canonicité.
L'Apocalypse a été citée par Didyme ^ , par Isidore de Péluse (-{- circa 440), et par saint Cyrille d'Alexandrie ^ (f 444), mais elle ne jouissait pas de la même autorité dans les églises orientales, en dehors d'Alexandrie.
§ 2. — Églises de Palestine, d'Asie Mineure et de Chypre.
Saint Cyrille de Jérusalem. — Le témoignage négatif de saint Cyrille de Jérusalem (f 386) est significatif au sujet de l'Apocalypse. Dans sa quatrième Catéchèse, écrite probablement en 348, il parle des saintes Écritures et en dresse le canon. « Par désir de la science, apprends donc de l'Eglise, dit-il au catéchumène, quels sont les livres de l'Ancien Testament et quels sont ceux du Nouveau, et pour moi ne connais rien des apocryphes. Car toi qui ne connais pas les livres acceptés par tous, toc irapà Traaiv ôaoXo- YoufjLsva, pourquoi te fatigues-tu en vain sur les livres apocryphes, Tuepl xi a[jLcpi6aXXo|X£va ? » Il invite le catéchumène à connaître les vingt-deux livres de l'Ancien Testament et raconte comment ils ont été traduits en grec. Il le met ensuite en garde contre les livres apocryphes. « Occupe-toi, lui dit-il, avec zèle seulement de ces livres que nous lisons en public dans l'Eglise. » Après avoir nommé les livres de l'Ancien Testament, il catalogue ceux du Nouveau : « Quatre