M, G. XXXni, col
ÉGLISES DmiENT (350-450).
veilleuses du Christ, Marc a écrit à l'Italie, Luc à TAchaïe, mais Jean, le grand héraut qui parcourt les cieux, à tous. Ensuite, les Actes des sages apôtres, quatorze épîtres de Paul; sept catholiques desquelles une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean; celle de Jude est la septième. Tu as tous les livres ; s'il en est en dehors de ceux-ci, ce n'est pas dans les légitimes ^ » Cependant, saint Grégoire a cité l'Apocalypse avec respect en l'attribuant à l'apôtre saint Jean. Parlant des anges des églises, il ajoute : « Comme Jean m'apprend dans l'Apocalypse. »
Saint Basile le Grand, évêque de Césarée en Cappadoce, l'ami de saint Grégoire de Nazianze, cite aussi l'Apocalypse, I, 8, comme étant de saint Jean 2.
Son frère, saint Grégoire de Nysse, l'a citée de la même façon, et il l'appelle Écriture : t^ç yP"^?^*^ ôXoyoç"^. Cependant, ailleurs^ il fait précéder un passage de TApocalypse, III, 5, de ces mots ambigus : "Hxouaa Tou extoty^sXiCxoZ Twdcvvoii ev à-rroxpucpoK; TTpb; Toùç toioutouç 81' aivi'YiAaToç AsyovTo;. Faut-il traduire êv à7roxpu.poi(; par « en paroles mystérieuses » ou par « dans les apocryphes »? C'est difficile à déterminer. Le premier sens formerait un pléonasme à cause de St' aivi'YfJtaTo;. Il semblerait plus probable qu'il y a lieu d'adopter le second. Saint Grégoire aurait placé l'Apocalypse parmi les apocryphes, c'est-à-dire parmi les livres qui n'étaient pas lus publiquement. Nous devons conclure qu'à cette époque, en Cappadoce, on regardait l'Apocalypse comme l'œuvre de saint Jean l'apôtre, mais qu'on ne la lisait pas dans les églises, probablement à cause de son obscurité.