‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 182 sur 259 · In Matth, XIÎ · texte numérisé non relu

In Matth, XIÎ

Remarquons cependant que l'opinion de saint Augustin sur Tépître aux Hébreux n'a pas toujours été aussi tranchée. Dans ses ouvrages écrits avant 406, il cite l'épître aux Hébreux comme un écrit de saint Paul; à partir de 409 jusqu'en 420, date de sa mort, il ne parle plus que de VEpistula ad Hebraeosy sans toutefois se prononcer contre l'origine paulinienne. Il évite d'en nommer l'auteur : « Quod vidit qui scribens ad Hebraeos dicit^. » Ou : « Cum legasad Hebraeos ^ ». « Epistola ad Hebraeos nonnuUis incerta^. » Il rappelle cependant, dans un de ses derniers ouvrages^, qu'elle est utilisée par les défenseurs de la foi : « In epistola ad Hebraeos, qua teste usi sunt illustres catholièae regulae defensores. » Il répète aussi les doutes au sujet de cette épître, mais ne donne pas son opinion : « In epistula quae dicitur ad Hebraeos, quam plures apostoli Pauli dicant, qui vero negant ^. » Quelquesuns même craignirent de la recevoir dans le canon des saintes Écritures ; pour lui, il continue cependant à la tenir pour canonique : « Magis me movet auctoritas Ecclesiarum orientalium quae hanc (epistulam) in canonicis habent ^. » Il la qualifie de Sancta Scriptiirà^ ou la cite par la formule scripturaire^.

La place que saint Augustin assigne à l'épître de saint Jacques vient probablement du fait que cette épître n'a été admise que tardivement dans le canon de l'église latine, probablement après les autres épîtrès catholiques.

4* Opui imper t» I, 48.

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