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A propos de l'Apocalypse, il ne sait pas si Pélage Taccepte comme Ecriture^.
Citons en terminant la règle que pose saint Augustin sur l'autorité qu'il faut attribuer aux livres canoniques, suivant qu'ils sont universellement reçus ou ne le sont que par quelques-uns seulement : « In canonicis autem scripturis Ecclesiarum catholicarum quam plurimum auctoritatem sequatur, inter quassane illae sint quae apostolicas sedes habere et epistolas accipere meruerunt. Tenebit (divinarum Scripturarum indagator) igitur huncmodum in Scripturis canonicis, ut eas quae ab omnibus accipiuntur Ecclesiis catholicis, praeponat eis quas quaedam non accipiunt : in eis vero quae non accipiuntur ab omnibus, praeponat eas quas plures gravioresque accipiunt, eis quas pauciores minorisque auctoritatis Ecclesiae tenent. Si autem alias invenerit a pluribus, alias a gravioribus haberi, quamquam hoc facile invenire non possit, aequalis tamen auctoritatis eas habendas puto ^. »
De ce passage, il ressort nettement que pour saint Augustin, la canonicité d'un livre a pour base le témoignage de l'Église. C'est ce qu'il avait déjà affirmé lorsqu'il avait dit : « Ego evangelio non crederem nisi me catholicae ecclesiae auctoritas commoveret ^. »
Gassien. — Un peu plus tard, vers 417, nous avons en Gaule le témoignage de Cassien (360-435 ou 448), probablement d'origine occidentale, qui vécut longtemps en Palestine, en Egypte et à Constantinople. Il cite dans ses écrits tous les livres du Nouveau Testament, sauf la seconde et la troisième épître de saint Jean, qu'il devait recevoir comme canoniques, mais qu'il n'a pas eu l'occasion de citer, vu leur brièveté.