Contra ep. Manich. c. V
Priscillien. — Cet écrivain n'a pas cité non plus la troisième épître de saint Jean, probablement aussi pour la même raison. Il a cité tous les autres livres du Nouveau Testament ^ Il acceptait comme authentique Tépître aux Laodicéens, tout en reconnaissant qu'elle n'était pas dans le canon des Écritures. « Numquid damnabilis, dit-il en parlant de cette épître, apud vos apostolus (Col. IV, 16) qui epistulam quae in canone non erat discipulos suos légère permisit ^ ? »
§ 2. — Décrets des conciles. — Lettres et décrets des papes.
Conciles d'Hippone et de Cartbage. — Au temps de saint Augustin, trois conciles d'Afrique dressèrent des listes officielles des livres du Nouveau Testament qu'on devait tenir pour canoniques. En 393, avant l'élévation de saint Augustin à l'épiscopat, un concile d'Hippone, après avoir ordonné que rien ne soit lu dans l'église sous le nom d'Écritures divines, excepté les Ecritures canoniques, énumère les livres de l'Ancien Testament, puis établit ainsi le catalogue du Nouveau Testament : Quatre livres des évangiles, un livre des Actes des apôtres, treize épîtres de l'apôtre Paul, du même une aux Hébreux, deux de l'apôtre Pierre, trois de Jean, une de Jacques, une de Jude, un livre de l'Apocalypse de Jean. Le concile permet de lire les Passions des martyrs, lorsqu'on célèbre le jour de leur anniversaire. Il ajoute qu'il a reçu des Pères ce canon des livres à lire dans l'Église. Mais auparavant, il le soumet au jugement de l'évêque de Rome : « Hos etiam fratri et consacerdoti nostro Bonifacio