Op, cil. p. 453, noie
scripturaires qui doivent être reçus et la septième celle des écrits qui ne doivent pas être reçus. La courte omet les deux premières parties, par conséquent le catalogue scripturaire. Les manuscrits de la forme longue portent d'ordinaire le nom de Damase, ceux de la forme courte celui de Gélase. De ces diverses constatations, M. Dufourcq conclut que le texte long est l'original et qu'il doit être attribué au pape Damase. L'introduction du nom de Gélase serait due à une correction par laquelle l'auteur aurait voulu éliminer la première partie du texte et effacer ce qu'il voyait être une erreur : le texte parle de Chalcédoine, de saint Léon, d'Acace, tous personnages et événements qui sont postérieurs à saint Damase ^ .
Voici la conclusion de Dufourcq : Le document damasien avec ses trois parties (Esprit-Saint, catalogue des Ecritures canoniques, primauté des trois églises pétriniennes) était donc un simple mémorandum rédigé sur l'ordre de Damase ^, Un continuateur auquel on doit les parties IV-VII, revisa I-III ^,
Antérieurement, G. H. Turner^ avait soutenu que les parties I-III étaient un décret authentique du pape Damase, lequel, sous les papes Gélase et Hormisdas, avait été réédité et augmenté; en particulier, une liste de livres y avait été ajoutée. Voici le texte de ce manuscrit tel que le rétablit Turner. Nous ne reproduisons que le catalogue des livres du Nouveau Testament :
1. A. Dufourcq, Étude sur les Gesta martyrum romains^ t. IV, p. 179. Pour Tétude complète de la question, voir p. 166-239. Paris,