‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 197 sur 259 · Ep.US · texte numérisé non relu

Ep.US

-2. M. L, CL, col. 331.

epistolae Pauli. » Est-ce qu'en disant qu'il y aurait plus de treize épîtres de saint Paul, si l'on admettait l'épître aux Laodicéens, Lanfranc a voulu affirmer qu'il n'y en avait que treize et, par conséquent, exclure l'épître aux Hébreux? Cela nous paraît peu probable de la part d'un Italien du xi® siècle. Il vaut mieux penser que le copiste a écrit XIII au lieu de XIIII, ou bien qu'un trait de XIII a disparu dans le manuscrit.

Ainsi donc, pendant près de neuf siècles, cette épître apocryphe a été en Occident au seuil du canon du Nouveau Testament, tantôt admise, tantôt rejetée. Raban Maur la déclarait apocryphe, car il croyait que dans répître aux Colossiens, IV, 16, il s'agissait d'une lettre écrite par les Laodicéens et non d'une épître de saint Paul : « Unde quidam falsam epistolam ad Laodicenses ex nomine beati Pauli apostoli confingendam esse existimaverunt ^ » Parlant des lettres attribuées à saint Paul, probablement une épître aux Corinthiens et l'épître aux Laodicéens, mais non admises dans le canon, saint Thomas d'Aquin fait observer : « Ratio est duplex quare non sunt in canone, quia non constabat de earum auctoritate, quia forte erant depravatae et perierant in Ecclesiis, vel quia non continebant aliud quam ista^. »

Enfin, au xvi^ siècle, Érasme^, résumant l'opinion de son temps, la condamne définitivement. « Nihil habet, dit-il en parlant de l'épître aux Laodicéens, Pauli praeter voculas aliquot ex caeteris ejus epistolis mendicatas... Non est cujusvis hominis Paulinum pectus effingere. Tonat, fulgurat, meras flammas loquitur Paulus. At haec, praeterquam quod brevissima est, quam friget, quamjacet... Légat, qui volet episto-

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