Op. Cît, p
LES PREMIERS RÉFORMÉS
tium et intimum auctoritatis divinae locum caetcras epistolas, quas catholicas vocant, réfères, utpote epistolam lacobi, secundam Pétri, duas posteriores loannis, ludae; adde eis epistolam ad Hebraeos, non quod velim hanc istis inferiorem pronuntiare, sed ideo illis connumeravi, quod de ejus autore dubitatur, quemadmodum de reliquarum (quas recensui) epistolarum autoribus abolim dubitatum est. Addeet Apocalypsim, § 158. »
Sur les épîtres de saint Jacques, la seconde de saint Pierre, la deuxième et la troisième de saint Jean, il affirme que : « Autoritatem apostolicam et divinam habuerunt a proximis apostolorum temporibus », tandis que l'épître aux Hébreux et l'Apocalypse : « Multos annos post decessum apostolorum, praesertim apud Romanos, autoritatem sanctam demeruerunt. »
Ces trois classes d'écrits étaient canoniques, car Karlstadt parle, mais seulement dans la traduction allemande de son ouvrage, d'écrits apocryphes du Nouveau Testament : la finale de l'évangile de Marc et l'épître aux Laodicéens.
On a remarqué que dans aucune des trois classes ne sont placés les Actes des Apôtres. Ce doit être un oubli, car dans la traduction allemande de son Libellusy Karlstadt place ceux-ci à côté des évangiles : a Zu disser ornenung gehoren geschicht vnnd hendel der Aposteln ».
Philippe Mélanchton n'adopte pas l'opinon de Luther au sujet de l'épître de saint Jacques ; il la combattit même ^ Il se sert de l'épître aux Hébreux, mais sans l'attribuer à saint Paul. Il ne parle pas de l'Apocalypse. En fait, il ne se sert que des évangiles et des épîtres pauliniennes, ce qui peut faire supposer que.