‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 214 sur 259 · Confutatio pontificia, YI · texte numérisé non relu

Confutatio pontificia, YI

378 LE CANON DU V« SIÈCLE AU CONCîLE DE TRENTE.

pour lui, les autres livres du Nouveau Testament étaient de moindre autorité.

De la réforme en Allemagne passons à la réforme en Suisse. Avant le protagoniste Calvin, il faut dire quelques mots du Zurichois Zwingle {f 1531) et du Baslois Œkolampad.

Zwingle. — Avant Calvin, Zwingle a émis le principe suivant sur la canonicitc des évangiles : « Quicunque Euangelion nihil esse dicunt, nisi ecclesiae calcules et adprobatio accédât, errant et Deum blasphèment ' . » Pierre Vermigli, réformateur italien (1500-1562), enseigne la même doctrine.

Zv^ingle déclare nettement que l'Apocalypse n'est pas un livre biblique et qu'il n'est pas de l'évangéliste Jean. Cependant, il tient l'épître aux Hébreux pour paulinienne et défend contre Luther l'épître de saint Jacques.

Œkolampad. — Dans sa lettre aux Vaudois, Johannes Œkolampad (f 1531) déclare qu'il compte comme écritures canoniques... dans le Nouveau Testament, tous les livres que nous recevons, mais il ajoute cette restriction: « TametsiApocalypsim,cum epistolalacobi et luda et ultima Pétri acduobus posterioribus loannis, non cum caeteris conferamus^. » Il divisait en effet les écrits du Nouveau Testament en deux groupes : dans le second il plaçait les livres susmentionnés. 11 regardait l'épître aux Hébreux comme paulinienne et canonique.

Wolfgang Muskulus (-j* 1563) tient à peu près la même position, sauf sur l'épître de saint Jacques, dans laquelle il ne trouve rien à reprendre^.

Calvin. — D'après Jean Calvin (f 1564), l'autorité

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