TiiEiNEK, op, cit. I
ACTES DU CONCILE
librorum exprimantur, ut epistolas Pauli expresse Pauli fateamur ^ . »
Le décret fut remanié dans le sens de ce vote. Suivant l'observation de quelques Pères, le livre des Actes fut placé après les évangiles. Le cardinal Pacheco voulait de plus que l'épîtrc aux Hébreux fût expressément attribuée à saint Paul : « Epistola ad Hebraeos expresse Pauli esse dicatur, ut omnis dubitatio in futurum removeatur^. » Car, ainsi que le fit remarquer l'évêque de Bellicastro : « Epistola ad Hebraeos expressius Pauli esse dicatur, cum in aliis conciliis simpliciter recepta fuerit et tamen dubitationem non removit -^. » On ne se rendit pas à ces observations, parce que, si Ton faisait cette déclaration particulière sur Tépître aux Hébreux, il eût fallu agir de même pour les autres deutérocanoniques : « Britonoriensis, l'évêque de Bertinoro (dixit) : Quod dicitur a Gienensi (l'évêque de Jaën) de epistola ad Hebraeos placeret, sed idem esset dicendum de epistola Jacobi, de qua etiam ab aliquibus dubitatur et de libris apocryphis. » Un doute ayant été émis sur l'origine paulinienne de l'épître aux Hébreux, le cardinal de Sainte- Croix répondit : « Clemens I, Pétri apostolidiscipulus, epistolam ad Hebraeos uti Pauli epistolam agnoscit^'. » Cette affirmation ne nous paraît pas exacte. Saint Clément Romain avait certainement cette épître sous les yeux lorsqu'il écrivit aux Corinthiens et il en cite de nombreux passages, mais il ne dit nulle part qu'elle soit de saint Paul.
Aegidius Falecta, évêque de Bertinoro, province de Forli, Italie, et Seripando, général des Augustins, auraient voulu adoucir la sévérité de l'anathème en le li-