‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 245 sur 259 · Op cit, p · texte numérisé non relu

Op cit, p

432 DU CONCILE DE TRENTE A NOS JOURS

son ancienne préface, qu'il n'ait dit autre chose dans celle qu'on lit présentement dans ses ouvrages, que ce qui a été observé par quelques anciens Pères, savoir : qu'il n'était pas constant que l'Apocalypse fût de l'apôtre saint Jean ^ . »

Il reste néanmoins, dit Reuss, que « toutes les éditions du Nouveau Testament allemand jusqu'à nos jours ont conservé l'ordre et la disposition que Luther avait introduits, séparant l'épître aux Hébreux de celles de Paul et celles de Jacques et de Jude des autres épîtres catholiques... Il y a plus : les préfaces de Luther continuèrent pendant longtemps à être mises en tête de chaque livre et popularisèrent ainsi sa critique... 11 y a même des éditions qui donnent aux quatre livres mis à part par Luther un titre spécial en les qualifiant d'apocryphes, comme ceux de l'Ancien Testament^ ». De nos jours, les préfaces de Luther ont disparu des Bibles allemandes usuelles.

La question du canon des livres du Nouveau Testament fit place dans la suite pour les théologiens luthériens à celle de l'authenticité de ces livres^.

J. Salomo Semler (-j- 1791) cependant s'est occupé spécialement du canon dans son ouvrage Ahhandlung çon der freien Untersuchung des kanons, Halle, 1771. Il a rejeté la canonicité de l'Apocalypse et a émis des doutes sur celle de l'épître à Philémon. Ainsi que le remarque Bleek, il n'a pu dire clairement ce qu'il fallait comprendre sous le terme canonicité. Pour lui, l'utilité générale du contenu d'un livre était le critérium de sa canonicité.

Les opinions de Semler ont été savamment réfutées par Ch. F. Schmid (f 1778), dans son ouvrage ///s-

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