‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 246 sur 259 · Kelss, op. cit. p · texte numérisé non relu

Kelss, op. cit. p

a. Cf. Leipoldt, op. cit. II, p. 159-170.

LES ÉGLISES DE LA RÉFORME. 433

toria antiqua et nndicatio canonis sacri Veteris Noç^ique Testamentiy Leipzig, 1775.

Plus tard, J.-D. Michaelis émit aussi des doutes sur la canonicité de plusieurs livres du Nouveau Testament, à savoir, Tépître aux Hébreux, les épîtres de saint Jacques et de saint Jude et l'Apocalypse.

De nos jours, l'attention des critiques, qu'ils soient protestants ou rationalistes, s'est portée principalement sur l'origine, la date, l'intégrité et la valeur historique des livres du Nouveau Testament. La question de canonicité n'est plus examinée qu'au point de vue historique.

§ 2. — Les églises calvinistes.

Nous avons déjà dit que les calvinistes avaient conservé le canon des saintes Ecritures, tel qu'il était reçu dans l'Église; leur canon du Nouveau Testament était donc complet.

Le disciple le plus connu de Calvin, Théodore de Bèze, a étudié en détail la canonicité des livres discutés ^ . Selon lui Tépître aux Hébreux ne peut avoir saint Paul pour auteur, mais elle a été certainement dictée par le Saint-Esprit et elle est canonique. Pour les cinq épîtres catholiques discutées, de Bèze remarque que leur canonicité a été autrefois mise en doute, mais d'après lui il n'y a pas lieu de tenir compte de ces hésitations.

Quant à l'Apocalypse, il pense qu'il n'y a pas à discuter sur l'auteur, qui, d'après lui, pourrait être Marc

1. Dans ses préfaces aux livres du Nouveau Testament dans son édi lion du Nouveau Testament.

DU CONCILE DE TRENTE A NOS JOURS

Févangéliste ; dans cet écrit le Saint-Esprit a résumé les prophéties qui annonçaient ce qui devait se passer après la venue du Christ.

g 3. - L^église arminienne.

Le représentant le plus en vue de cette église a été Hugo Grotius (de Groot), 1583-1645; il a discuté en détail et avec soin les écrits contestés dans ses Annotationes ad V. et N. Testamentum. L'épître aux Hébreux n'a pas été écrite par saint Paul, mais par saint Luc. L'épître de saint Jacques n'est pas apostolique ; toutefois ceux qui Font rejetée n'avaient pas de bonnes raisons, car il est périlleux de s'éloigner du sentiment général de l'Eglise. La deuxième épître de saint Pierre a été écrite par Siméon, le successeur de saint Jacques, comme évêque de Jérusalem. Les petites épîtres johanniques ont pour auteur Jean le presbytre. L'épître de saint Jude est l'œuvre de Judas, évêque de Jérusalem, au temps d'Adrien. L'Apocalypse a été écrite par l'apôtre Jean, qui l'avait confiée au presbytre Jean, d'où vint qu'on l'attribua à celui-ci.

On pourrait citer encore comme ayant émis des doutes sur les deutérocanoniques du Nouveau Testament J. Scaliger 1609), qui aurait fourni quelquesunes de ses idées critiques à Grotius, et qui dépendrait lui-même à ce point de vue de Sébastien Castellion (1515-1563) \

^ 4. — L^église anglicane.

La déclaration des trente-neuf articles sur le canon du Nouveau Testament que nous avons citée plus haut

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