Apost. Fathers, II, p
XIII, 4, rappelle de très près une parole de Jésus, Luc y VI, 32, 35 : Asyst 6 %t6ç Où X^P'^ ^1^'^ ^'^ àyaTtaxc toÙ; (XYaTiwvTa; ujjlocç, dcXXà X^P^^ ^f^"^^ ayaTraxe Toùç lyÔpoùç xai Toùç fjLiaouvTKç Ouaç. Ch. VI, 1, 2, Pseudo-Clément cite textuellement une parole du Seigneur : A^yst ZI h Kupio;- Ou§£t;otx£Ty)<;ouvaTa'. §uai xuptoiç SouXeueiv eàv i^jueïç ôsXtofAev xai 0£w §ouA£u£'.v xai [xotfjLOJva àauixcpopov T^aîv laiiv —Luc^ XVL 13; Tt yàp TO o:p£Xoç Idcv Tiç tov )co(J[/.ov oXov xEp^rjdTj, ttjv Se '];ux^,v Çr,jxio3Ôyî = XVI, 26; Luc, IX,' 25. La
sentence attribuée au Seigneur, IX, 11 : Kal yàp eTtcev 6 Kupioç* 'ASfiXcpot fjiou oSto( slaiv oî 7roiouvT£ç TO 6£Xir)[jLa tou TraTpoç (jLou, rappelle des paroles analogues dans Luc^
VIII, 21 ; Matth. XII, 49.
De ces textes on conclura que le Pseudo-Clément connaissait les évangiles synoptiques. Il semblerait même qu'il les met sur le même pied que l'Ancien Testament, puisqu'il traite d'autre Écriture un passage qui leur est emprunté. Ch. II, 4 : Kal Ixépa & ypa^'^j XEyet OTt ojx vjAÔov xaXsaai 8ixaiou; dcXXà àiAaptoXou;, Matth.
IX, 13; Marc, II, 17; L^c, V, 32. Immédiatement avant, II, 1-3, il avait cité des passages de l'Ancien Testament. Ailleurs, XIV, 2, il en appelle pour la doctrine sur l'Eglise aux Livres, c'est-à-dire à l'Ancien Testament et aux apôtres : KaliTixà piêXia TwvTrpo- ^Y)To>v xat 01 àiTOffToXoi TV]v £xxX7]aiav ou vuv fiTvai, àXXa avwÔEv. Il résulterait de ces textes que Pseudo-Clément tiendrait les écrits apostoliques, qu'il vient de citer, Eph. I, 22, 23, pour des Ecritures divines au même titre que l'Ancien Testament.
Mais quelle idée se faisait-il des livres inspirés? Ch. XI, 2-4, il cite comme parole prophétique : Asyst yip xat 6 TupocpvjTixoç Xoyoç, une suite de sentences que nous ne retrouvons pas dans les Écritures canoniques. Les mêmes sentences avaient été introduites par saint Clément Romain, XXIII, 3, 4, \^diV^^^9.^^fvjvf[.Y.no\xive>^
PÉRIODE POST-APOSTOLIQUE
Pseudo-Clément introduit des sentences extra-canoniques, V, 2, parla même formule que les paroles canoniques : « Carie Seigneur dit : « Vous serez comme des agneaux au milieu des loups » . Pierre répondant lui dit : a Quoi donc si les loups dévorent les brebis? » Jésus répondit à Pierre : « Est-ce que les agneaux craignent les loups après leur mort? Vous aussi ne craignez pas ceux qui vous tuent et qui ne peuvent rien vous faire de plus, mais craignez celui qui, après que vous serez mort, a le pouvoir de jeter votre âme et votre corps dans la géhenne du feu. » On ne sait à quel écrit a été emprunté ce dialogue de Jésus avec Pierre, mais il se pourrait qu'il ne provienne pas d'un apocryphe, et qu'il ait été composé à l'aide de paroles authentiques du Seigneur. Cf. Luc, X, 3 ; Matth. X, 16 et Luc^ XII, 4 ; Matth. X, 28; Justin, I ApoL 19. La sentence suivante, IV, 5, est bien plus éloignée encore des textes canoniques :
EItTEV Ô KupiOÇ* 'EotV yjTE |X£t' IuLOU (S\iYf\'^\LhiO\ Iv TO) xdATTtO fJLOU,
xai (xy) TTOiYÎTS toc; £VToXaç fjLO'j, àiToêaXw 0{ji.ac; xai sp'o ujJitv, uTca- Y£T£ cxTu' etJLOu odx oTSa 6[jLa<;7ToÔ£v 60TE, IpyocTai àvo{jt.ia<;. Cf. Luc, XIII, 27; Matth. VII, 23. On trouve une sentence analogue dans la première Apologie, 16, de saint Justin.
Ailleurs, VIIî, 5, le Pseudo-Clément mélange un texte extra-canonique et un texte canonique, et affirme qu'ils sont tous deux dans l'Évangile : Asyst yàp ô Kupio< £v TW Eua^ys^^tw' Et to [Jiixpbv oux liripT^daTE, to p-sya Ttçuixtv 5o3<rgt ; Xfiya) yip ufxïv ô'ti (ô ttigto; Iv IXa/iaTw xat Iv ttoXXcÎ) TrtcrToç IdTtv) ==. Luc, XVI, 10. La première partie du texte se retrouve dans saint Irénée, Ad^^. Haer, II, 34, 3. Enfin, XII, 2, le Pseudo-Clément cite une parole du Seigneur dont une partie se retrouverait, d'après Clément d'Alexandrie ^ dans l'évangile selon les Egyptiens : 'ETCfipwxrjôsU yàp aÙTOç 6 Kupioç àTco tivo;, 7roT£