Adv. Haer. V
^.JîisL eccl. 111,39, 1.
88 PRÉPARATIOiN DU CANON DU NOUVEAU TESTAMENT.
sage suivant de son livre, que nous devons relever, car il y a diverses conclusions à en tirer. « Pour toi, je n'hésiterai pas à disposer en ordre, avec des explications, toutes les choses que j'ai bien apprises des presbytres et dont je me suis bien souvent souvenu, étant bien assuré de la vérité de ces (explications). Car je ne me plaisais pas, comme le font la plupart, auprès de ceux qui parlent beaucoup, mais auprès de ceux qui enseignent les choses vraies, ni auprès de ceux qui rapportent des préceptes étrangers, mais auprès de ceux qui (rapportaient les commandements) donnés à la foi de la part du Seigneur, et venus de la vérité elle-même. Si quelque part arrivait quelqu'un qui avait suivi les presbytres, je les questionnais sur les dires des presbytres, sur ce qu'avaient dit André ou Pierre, ou Philippe, ou Thomas, ou Jacques, ou Jean, ou Matthieu, ou quelque autre des disciples du Seigneur, sur ce que disent Aristion et le presbytre Jean, disciples du Seigneur, Car je ne pensais pas que les choses (qu'on peut tirer) des livres me fussent aussi utiles que celles (qui viennent) de la parole vivante et demeurante. » Eusèbe^ remarque que Papias mentionne deux personnages du nom de Jean ; le premier est clairement l'évangéliste et le second Jean est rangé en dehors des apôtres avec Aristion. C'est donc d'Aristion et de Jean le presbytre qu'il aurait été l'auditeur direct, d'après sa propre affirmation. En réalité, dans ce passage, Papias dit qu'il a appris de ceux qui étaient dans la compagnie des presbytres ce que disent Aristion et Jean le presbytre. Cependant, le lait que Papias a été auditeur de Jean le presbytre est établi par le texte que nous citons plus loin. Eusèbe, très opposé aux doctrines millé-