ni
4. SuvsTà^aro, d'après les manuscrits T E R B D; ouveYpà<J/aTO d'après les Mss. A.-M.Schwartz a adopté cruvETaià^aTo dans son édition : Eusebius,
et chacun les a traduits, selon qu'il en était capable ^ . »
On a cherché à diminuer la valeur du témoignage de Papias en faveur des écrits néotestamentaires en remarquant qu'il adoptait sans contrôle les fables et les légendes qui couraient de son temps. Eusèbe^ d'ailleurs déclare qu'il était de très petit esprit, comme on peut l'afïirmer d'après ses dires : 2cp6§pa ydtp toi fffjiixpb; wv Tov voîîv, w; av xwv auTotî Aoycov TexfjLvjpdtjjLevov eitteiv, et il rappelle plusieurs de ces dires que Papias déclare tenir de la bouche des presbytres, de même que ceux qu'il rapporte sur les évangiles de saint Marc et de saint Matthieu. Ainsi, les filles de l'apôtre Philippe lui ont raconté la résurrection d'un mort et le miracle de Justus surnommé Barsabas, qui aurait bu un poison mortel et, par la grâce du Seigneur , n'en aurait éprouvé aucun maP. Mais le même Papias, continue Eusèbc*, ajoute d'autres choses qui lui sont venues par la tradition non écrite, telles que certaines paraboles étranges et des enseignements du Sauveur et certaines autres choses fabuleuses. Parmi celles-ci, il dit qu'il y aura deux mille ans après la résurrection des morts, que le règne du Christ sera matériel et qu'il se passera sur la terre. D'autre part, saint Irénée retrace, d'après Papias, la félicité de ce royaume futur où tout sera en abondance; les vignes auront une végétation prodigieuse, les grains de blé et les autres fruits et semences produiront des récoltes merveilleuses.
Ces fables nous paraissent extravagantes et déjà Eusèbe les rejetait comme telles. Mais de ce que
Kirchengeschichte,Leipz\s,i903,diinsi que Grapin, Eusèbe, ffîS^otVe ecclésiastique, Paris, 4905.