Philon, édition Mangey, H
Cf. 1 Sam. XXIX, 29; WSam. XX, 34; Esther, IX, 31.
Saint Paul, Rom, III, 2, dit que le privilège des Juifs a été que les oracles de Dieu, Xdyia tou 0£ou, leur ont été confiés. Or, c'est l'Ancien Testament tout entier qui a été confié aux Juifs. Il ne suit pas nécessairement de là que Paul étende le sens du mot Xoyiov, parce qu'ici il mentionnait les faits et les discours de l'Ancien Testament surtout comme oracles, enseignements de Dieu. Peut-on dire que Papias a envisagé de même les faits de la vie du Seigneur et les enseignements de celui-ci? 11 faudrait admettre que Papias reconnaissait aux évangiles la même autorité divine qu'à l'Ancien Testament, ce qui est très probable, mais nous n'en avons pas de preuves décisives. Dans l'épître aux Hébreux, V, 12, il est dit que les lecteurs ont besoin qu'on leur enseigne les premiers éléments des Xdyia Tou Bcou, et l'auteur se sert non seulement des enseignements, mais aussi des récits de 1 Ancien Testament. Mais Xdvta désigne en réalité dans cette épître l'enseignement chrétien. Les autres textes du Nouveau Testament qu'on allègue, Aci. VI II, 38 et I Pierre^ IV, 11, sont ambigus, mais le sens de oracle, est le
plus naturel. Cependant, saint Clément Romain ' écrit : (• Vous connaissez bien les saintes Ecritures et vous avez étudié les Aoyia tou 0£ou », après quoi il rappelle à ses lecteurs les récits du Deutcronome, IX, 12, de l'Exode, XXXII, 7. Saint Irénce^ dit que les gnostiques pervertissent xupia>tà Xdyia, et il donne comme exemple la fausse interprétation du récit de la résurrection delà fille de Jaïr. Clément d'Alexandrie^ attribue à Esdras la découverte et la restauration des Logia inspirés. On pourrait citer encore des exemples simi-
\. Sirom. I, 392.