Anlilegomena^ p
0. Hom. l in Lucam, Cf. Har>ack, Die Chronologie der altch. Littt ratuVj I, p. 625-631.
LES ÉCRITS APOCRYPHES
ne semble pas impossible que l'évangile selon les Hébreux, altéré par les Ebionites, soit devenu cet évangile des Ebionites dont parle saint Epiphane.
Nous n'avons pas à nous occuper ici de cet évangile des douze apôtres, qui est d'époque plus tardive que celle dont nous traitons en ce moment. Zahn le place vers l'an 170 ^
Éç^angile selon les Egyptiens. — Cet évangile, écrit probablement vers le milieu du ii^ siècle, 140-150, 130 d'après Harnack, est connu surtout par un fragment de dialogue entre le Seigneur et Salomé, que rapporte, sous des formes légèrement différentes, Clément d'Alexandrie d'après l'encratite Cassianos^. Le même évangile est mentionné par saint Epiphane ^ et par les Pliilosophoumena"*. Origène^ le range nettement parmi les évangiles des hérésies. Harnack pense que cet évangile n'est autre que l'évangile selon les Hébreux, dont le titre aurait été changé à cause de l'usage qu'en faisaient les Judéochrétiens d'Égypte.
On a soutenu que l'auteur de l'épître pseudo-clémentine avait regardé cet évangile selon les Égyptiens comme jouissantde la mêmeautorité que nos évangiles canoniques, parce qu'il cite comme parole du Seigneur cette sentence que Clément d'Alexandrie dit empruntée à l'évangile selon les Égyptiens. Lightfoot^ et Harnack pensent que pour le Pseudo-Clément cet évangile était la principale autorité d'où il dérivait ses citations des paroles du Seigneur. Nous ne sommes pas de cet avis. Nous avons déjà remarqué qu'il y a entre la citation du
1. Voir pour de plus amples détails : Hastings, Diction, of the Bible, Extra Volume. Article de Tasker, Ai^ocryphal Gospels^ p. 435.