Das Evangelium Marcions, Tubingen
r>. Theol. Jahrb. WôO, p, HO-138; 185-235; Das Evangelium Marcions, Leipzig, 1852.
6. Krit. Untersuch, itberdte Evangeliën Juslins, der Clément» Homilien und Marcions, llallc, 1850.
altérations. Enfin, en 1901, Sensé ^ a soutenu que le IIP évangile avait été compilé à l'aide de Tévangile des Marcionites et d'autres évangiles apocryphes . Toutes ces hypothèses sont plus ou moins fragiles, puisque nous n'avons que des fragments de l'évangile de Marcion, empruntés peut-être à ses Antithèses et non à son évangile lui-même.
Ce que nous savons de source certaine, c'est que Marcion avait une collection d'écrits qui, pour lui, avaient la même autorité que l'Ancien Testament ou plutôt le remplaçaient. Elle était divisée en deux parties : EuoLy^Éhov, sans nom d'auteur ^, et 'AtcoctoXixov. Il faut y ajouter son propre livre sur les contradictions entre l'Ancien et le Nouveau Testament : 'AvTiôscrsiç, Antithèses. En devons-nous conclure avec quelques critiques que Marcion a été le premier à établir un canon du Nouveau Testament? Rappelons tout d'abord que la collection de Marcion est un choix d'écrits, formé d'après un système doctrinal et non d'après une étude littéraire ou historique des écrits. La religion chrétienne est, d'après lui, une religion complètement nouvelle; tout ce qui paraît la rattacher à la religion juive est à mettre de côté. De là, rejet de l'Ancien Testament et de tous les écrits du Nouveau qui rappelleraient plus ou moins les enseignements de l'Ancien Testament ou les personnages nettement juifs : Pierre, Jacques et Jean. Par contre, adoption des épîtres pauliniennes qui lui paraissaient anti-juives et du IIP évangile, qui, d'après lui, était l'évangile paulinien, et encore il a mutilé ces écrits ou y a introduit des changements. Mais cette collection restreinte d'épîtres pauliniennes suppose un recueil de ces épîtres, trouvé dans l'Église et