‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 90 sur 259 · mu. eccl, V · texte numérisé non relu

mu. eccl, V

NOUTEAU TKSTAMENî. —

L'épître àPhilémon, trop courte, n'est pas citée; 9 passages sont empruntés à la première épître de saint Pierre, 1 à la seconde et encore incertain ; 2 à Tépître de saint Jacques, mais douteux; aucun à saint Jude; 3 aux deux premières épîtres de saint Jean ; 29 à l'Apocalypse.

Les citations en grec, qui nous ont été conservées en petit nombre, sont d'ordinaire littérales. Presque toutes les citations sont en latin ; elles sont assez littérales, sauf pour les temps des verbes et les particules adverbiales. Elles sont apparentées aux versions vieilles latines du Nouveau Testament. Saint Irénée citait de mémoire, car souvent il enchaîne des passages les uns avec les autres, et un même passage n'est pas toujours cité de la même façon. Mais il y a des extraits des Actes et de l'Apocalypse, qui, vu leur longueur, ont dû être copiés.

Saint Irénée introduit la plupart des citations par le nom des auteurs des écrits auxquels il les emprunte : par exemple : « Matthieu l'apôtre a dit » ; « Marc, interprète et disciple de Pierre, a mis en tête de son évangile » ; « Luc nous a appris » ; « Jean, disciple du Seigneur, a commencé », etc. Les Actes sont attribués à Luc, l'auteur dulIP évangile. Pour les épîtres pauliniennes, il mentionne fréquemment qu'elles ont été envoyées par « Paul, écrivant aux Romains, aux Galates » ou par « l'apôtre, disant dans Tépître aux Éphésiens, aux Colossiens », etc., ou « comme Paul a dit ». Pour Fépître aux Hébreux, elle est citée sans indication d'auteur ou de destinataires. L'épître de saint Pierre est attribuée à cet apôtre; les deux épîtres de saint Jean à Jean, disciple du Seigneur. L'Apocalypse est citée avec attribution à Jean, disciple du Seigneur.

Remarquons que, dans le cas d'épîtres homonymes, saint Irénée ne distingue pas toujours entre la première et la seconde épître; peut-être même qu'il ne

distinguait jamais, car nous avons un exemple où, dans le texte grec ^ , nous lisons : « Paul a dit dans Fépître aux Corinthiens » et, dans le texte latin, il y a « dans la première épître aux Corinthiens^ ». Nous avons un exemple semblable pour la deuxième épître aux Corinthiens, V, 3. Il est probable que c'est le traducteur latin qui a précisé la numérotation. Saint Irénée ne distinguait donc pas entre deux épîtres adressées aux mêmes destinataires, ou provenant du même auteur. Ainsi encore, il cite^ un passage de la deuxième épître de saint Jean en l'introduisant par ces mots : Johannes in praedicta epistola dicens, et il continue en citant un passage de la première qu'il introduit ainsi : Et rursus in epistola ait. Il faut supposer que dans son exemplaire les deux épîtres n'étaient pas séparées, et qu'il en était de même pour toutes les épîtres homonymes. Nous trouvons cette façon de citer les épîtres homonymes chez d'autres Pères de l'Église : Origène, saint Epiphane, saint Jean Chrysostome, saint Jérôme.

Etablissons maintenant que saint Irénée possédait les écrits du Nouveau Testament rangés en collection ; en d'autres termes, qu'il possédait un recueil des saintes Écritures, dans lequel il plaçait les écrits du Nouveau Testament sur le même pied que ceux de l'Ancien. Réfutant les fausses interprétations que donnaient les Valentiniens des textes des évangiles et des épîtres pauliniennes, il conclut ainsi^ : Kai ou (jlovov Ix twv suayyeXixwv xai twv aTTOdToXixwv Treipwvxai Taçàxoosi^eiç TToisTaôai. . . iXkk xai Ix vo|jt.ou xofi 7rpocpY)T(ov. Ils essayent de faire des démonstrations non seulement d'après les écrits évangéliques et les apostoliques, mais encore d'après la loi et

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