‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 105 sur 239 · Hist. eccl. \l,li · texte numérisé non relu

Hist. eccl. \l,li

et dont nous avons déjà parlé, p. 137, nous trouvons un précieux témoignage sur l'autorité des écrits apostoliques dans TEglise chrétienne et sur les règles de canonicité des Écritures. Dans une visite qu'il avait faite à Rhossos, Sérapion avait permis la lecture de l'évangile de Pierre, qu'il ne connaissait pas. Mais, l'ayant lu, il le condamna, parce que tout en contenant beaucoup de choses en accord avec la vraie doctrine du Seigneur, il en renferme d'autres qui ont été ajoutées à cette doctrine. « Car, dit-il, frères, nous recevons Pierre et les autres apôtres comme le Christ; mais nous rejetons, en gens expérimentés, les écrits placés faussement sous leur nom, Ta Se 6v()[ji,aTi aCcrwv ^j^euSETrt'ypaçpa, sachant que nous ne les avons pas reçus par tradition, 8xi xiTotaù-ca où irapeXocêo- [jisv. «Pour Sérapion, un livre ne devait donc être lu que s'il était apostolique, transmis par la tradition et conforme aux enseignements du Seigneur.

Version syriaque. — Antioche, capitale de la Syrie, était une ville où dominait la langue grecque; cependant, la population parlant seulement l'araméen était nombreuse. Il est donc à supposer que, dans la seconde moitié du ii^ siècle, les écrits du Nouveau Testament furent traduits dans l'araméen du nord, c'est-à-dire en syriaque. Nous n'avons pas à traiter ici cette question en détail. Rappelons seulement avec Gregory ' que cette version syriaque primitive devait contenir tous les écrits du Nouveau Testament, à l'exception de l'Apocalypse de saint Jean, des II* et IIP épîtres de saint Jean, de la II* de saint Pierre et de celle de saint Jude. Nous aurons à parler de nouveau des versions syriaques.

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