Adv. Haer. IV
RÉSUMÉ ET CONCLUSIOiNS. 25 î
Tertullien dans son De Oratione, 16, où il le cite comme Scriptura; plus lard il le rejeta. A Rome, il était moins en faveur, puisque le Muratorianum déclare qu'il ne doit pas être lu dans les assemblées des fidèles, car il n'est ni prophétique ni apostolique, mais qu'il peut être lu dans un motif d'édification. Clément d'Alexandrie tenait le Pasteur pour inspiré et pour Ecriture, puisqu'il en mélange des passages à des citations scripturaires, plaçant ainsi les uns et les autres sur le même pied. Enfin, Eusèbe ' nous apprend que, si quelques-uns ne rangent pas le Pasteur parmi les écrits authentiques, d'autres pourtant estiment qu'il est très nécessaire à ceux surtout qui ont besoin d'une instruction élémentaire. Il sait du reste qu'on lelit publiquement dans des églises, et il a constaté que certains des écrivains les plus anciens s'en sont servis. Son témoignage se rapporte à l'époque dont nous traitons.
Outre ces écrits extracanoniques qui ont été reçus comme Ecriture dans de nombreuses églises, il faut mentionner plusieurs écrits apocryphes, qui ont pu jouir d'une certaine estime dans leur pays d'origine. Clément d'Alexandrie a cité les évangiles des Hébreux, des Egyptiens, les Traditions de Matthias, les Actes de Jean, et surtout la Prédication et l'Apocalypse de Pierre, dont il fait grand cas. Ces deux écrits, très répandus en Orient, étaient estimés. Apollonius ' rapporte comme transmis par la tradition un ordre du Seigneur qui se trouve seulement dans la Prédication de Pierre ^. L'Apocalypse de Pierre est placée, avec une réserve, dans le Muratorianum, à côté de l'Apocalypse de Jean. Clément l'avait commentée
\.Hitt. eecl.m, 3,6.