Adv.Haer
ques^ D'après Tertullien ^, les Marcioniles ajoutaient aux paroles du Seigneur les choses secrètes des apocryphes, des fables blasphématoires : « Ipsum sermonem Dei vel stylo vel interpretatione corrumpens, arcana etiam apocryphorum superducens, blasphemiae fabulas ». Pour lui, le Pasteur a été placé par toutes les Églises parmi les apocryphes, inter apocrypha et falsa^. Nous aurons à montrer plus tard que Clément d'Alexandrie utilisait certains apocryphes, et que même il croyait à une tradition secrète des paroles du Seigneur et des apôtres. Cependant, il reproche aux Marcionites d'avoir composé un apocryphe, où étaient contenues des erreurs morales^. Dans son épitre festoie, 39, saint Athanase dit qu'il ne faut pas mélanger les écrits apocryphes avec les écrits inspirés et, après avoir cité ceux-ci, il donne la liste de ceux qui ne sont pas canoniques. Pour saint Augustin, certains livres sont appelés apocryphes, parce que leur origine cachée n'a pas apparu clairement aux Pères *. Saint Jérôme appelle apocryphes les livres qui n'ont pas été écrits par ceux dont ils portent en t»^te le nom, ou encore les livres grecs de la Bible qui ne sont pas dans le cimon juif®. Enfin, dans le canon dit de Gélaso, mais qui a été composé de pièces rapportées et qui n'a dû être fixé que vers le commencement du vi* siècle, après la liste des livres reçus, on donne les noms des livres apocryphes qui ne sont pas reçus.
D'après Le Hir ', « l'acception primitive du mot apocryphe a été : caché, secret. Mais pour des oreilles