‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 180 sur 239 · TU. ni, c. II · texte numérisé non relu

TU. ni, c. II

Les Canonisies grecs. — De même que Photius, les canonistes grecs des xii'^-xiii'* siècles rappellent les décisions officielles qui ont été données sur le canon des Ecritures par diverses autorités, le 85* canon apostolique, le concile in Trullo et subsidiairement les Pères cités par ce concile, les synodes de Laodicée et de Carthage. L'adjonction de l'Apocalypse omise par le 85" canon est quelquefois relatée comme facultative. Ainsi Zonaras ^ fait remarquer que certains en autorisent la lecture. Quant aux épîtres de saint Clément et aux Constitutions apostoliques que le 85« canon avait admises et que le concile in Trullo avait rejetées, on explique ce rejet par le fait que ces livres auraient été falsifiés par les hérétiques.

L'Apocalypse cependant continuait à être reçue comme Ecriture en Cappadoce au x* siècle, puisque l'évêque de Césarée, Arethas, a commenté ce livre, en reproduisant en grande partie le travail de son prédécesseur Andréas.

Nicéphore Calliste. — AvecNicéphoreCalliste, xiv» siècle, nous arrivons à une codification définitive des écrits du Nouveau Testament dans l'Église grecque. Dans son Histoire ecclésiastique, 45^, il raconte l'origine des évangiles, ce que l'on sait sur leurs auteurs, et les raisons pour lesquelles ils les ont écrits. Il parle ensuite de l'épître de Jacques, adressée aux douze tribus, des deux épîtres de Pierre, des trois épîtres de Jean, au chant divin, ôsffïrécrio;, de celle de Jude, frère de Jacques. L'Eglise catholique reçoit ces sept épîtres comme légitimes. A celles-ci s'ajoutent les quatorze épîtres du divin Paul. En dernier lieu, nous plaçons l'Apocalypse de Jean. Tous les autres livres en dehors

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