‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 50 sur 239 · Antilegomena, p. 3-9. Giessen, 490i · texte numérisé non relu

Antilegomena, p. 3-9. Giessen, 490i

de saint Marc n'en avait que 2.000; il était moins long que l'évangile grec de saint Matthieu qui en avait 2.500. Il est difficile de préciser les rapports de cet évangile avec le Matthieu araméen ; il est probable qu'il en différait très sensiblement, puisque saint Jérôme a cru nécessaire d'en donner une traduction en grec et en latin.

Origène connaissait l'évangile selon les Hébreux et sen est servi souvent au dire de saint Jérôme*. Il rapporte un passage de cet évangile qu'Origène aurait introduit en ces termes : « Scriptum est in evangelio quodam, quod dicitur secundum Hebraeos, si tamen placet suscipere illud non ad auctoritatem, sed ad manifestationem propositac quaestionis. » Dans son commentaire sur saint Jean, II, 12. Origène introduit une sentence apocryphe du Sauveur par ces mots : 'Eiv ô£ rpo<jt£TJti Tiç TO xaO' *E6paîoo; eùay^éXiov, èv6a auto; 6

D'après Eusèbe-, les Ebionites se servaient seulement de l'évangile selon les Hébreux; Hégésippe' cite l'évangile selon les Hébreux et l'évangile syriaque; certains * placent parmi les apocryphes, vô6oi, l'évangile selon les Hébreux, dont se servent les Juifs qui ont reçu le Christ. On peut cependant le ranger parmi les àvTiXtYou-evoi, c'est-à-dire parmi ceux qui n'étaient pas reçus par tous, mais étaient cependant admis par quelques communautés.

D'après Eusèbe " encore, Papias aurait raconté une autre histoire au sujet dune femme accusée devant le Seigneur de beaucoup de péchés, histoire que contient l'évangile selon les Hébreux. Nous avons encore, ainsi

Page 1