Strom. III
apprend que ceux de Basilides, oî Sk aTro BaoriXeiSou, rapportent que le Seigneur a dit : Où Trivxeç /wpoîîatv tôv Xo'yov tovJtov, etc. Matth. XIX, 11, 12. Cependant, une citation de I Pierre, IV, 14-16, est nettement attribuée à Basilides : Ba(ii)»eiSï)ç Zï Iv tôî stxoaTÔ) xpirw twv è^rjYi'iTtxwv * , mais elle n'est pas introduite par la formule scripturaire. Une autre citation de Rom. VII, 9, 10, est aussi attribuée à Basilides par Origène : « Sed haec Basilides non advertens... dixit enim, inquit, Apostolus, etc.^ ». D'après les Actes d'Archelaixs^, Basilides commençait le treizième livre de son Tractatus par l'explication de la parabole de Lazare et du mauvais riche, qu'on peut croire qu'il a connue par l'évangile de saint Luc, XVI, 19-31. 11 reste donc établi que si Basilides n'a pas employé les formules scripturaires que lui attribue saint Ilippolyte, il a cité plusieurs fois les écrits du Nouveau Testament.
Valentin et ses disciples. — A peu près à la mémo époque, un peu plus tard cependant que Basilides, enseignait à Alexandrie, puis dans l'île de Chypre et enfin à Rome vers 135-160, un autre gnostique, Valentin, dont les doctrines ont eu un grand retentissement. Elles ont été réfutées par saint Justin, saint Irénée, saint Hégésippe, Tertullien. V'alentin se disait disciple de Théodas, disciple lui-même de saint Paul. Au témoignage de Tertullien'*, cet hérétique a connu tout le Nouveau Testament, mais il en a perverti le sens par ses interprétations. Le comparant à Marcion, Tertullien s'exprime ainsi : « Alius (Marcion) manu scripturas, alius (Valentin) sensus expositione intervertit. Neque enim si Valentinus intègre instrumente uti videtur, non