Ib. 111, I, I, 3. Ib. IV. •;.•<. i
apparaît dans saint Irénée comme constitué dans ses parties essentielles, et qu'il l'a reçu de ses maîtres dans la foi, lesquels avaient été les disciples des apôtres. Homme de tradition, il répète ce qui lui avait été enseigné. Ce n'est donc pas en imitation de Marcion et des autres hérétiques du ii'' siècle que l'Eglise chrétienne a choisi des livres comme inspirés et en a formé un recueil.
Outre nos livres canoniques, saint Irénée cite encore comme Écriture le Pasteur d'Hermas. Pour établir que le Père est le créateur de toutes choses et qu'il a formé l'homme de ses propres mains, il ^ cite deux textes de la Genèse, puis un texte du Pasteur d'Hermas, qu'il introduit par la formule consacrée : ^ ypacpvi : KaXw; ouv eTtiev •/] YP»?'^ 'h ^éyouffa* DpcoTOV TràvTOJv Trt'dTeuaov Sti et; IffTiv ô 0€o;, Mand. I, puis il cite un texte de Malachie et des passages du Nouveau Testament. Toute son argumentation est fondée sur des textes scripturaires. Nous devons en conclure que dans l'église de Lyon, le Pasteur était regardé comme Ecriture. Nous savons que dans certaines églises, il était lu dans les assemblées des fidèles.
En était-il de même pour l'épître de saint Clément Romain aux Corinthiens? D'après saint Irénée, HI, 3, 2, au temps de Clément, l'église de Rome envoya à l'église de Corinthe, troublée par des dissensions, une lettre très importante, ixavoTax/iv yp«^tqv; puis, un peu plus loin, il est parlé de cette même lettre, ex ipsa scriptiira. Faut-il croire que saint Irénée la tenait pour Ecriture sacrée ou plutôt que le traducteur latin a tout simplement traduit le terme YP«?^ qui ici signifiait lettre, par Scriptura? La seconde explication paraît la plus probable. Cependant, il n'y aurait rien d'extraor-