I. l'e Tr; létale, c. \VI
ab Apostolis; pariter utique constabit, id esse ab Apostolis traditum, quod apud ecclesias Apostolorum fuerit sacrosanctum... Eadem auctoritas ecclesiarum apostolicarumcaeteris' quoque patrocinabatur ccclesiis, quae proinde per illas et secundum illas habemus, Joannis dico et Matthaei, licet et Marcusquod edidit Pétri affîrmetur, cujusinterpresMarcus. Nam et Lucae digestum Paulo adscribere soient : capit magistrorum videri quae discipuli promulgarinl. »
Dans une page précédente, IV, 2, Tertullien avait déjà affirmé l'origine apostolique des évangiles et leur autorité qui s'appuyait sur les apôtres et sur le Christ : « Constituimus imprimis evangelicum instrumentum apostolos auctores habere, quibus hoc munus Evangelii promulgandi ab ipso Domino sit impositum. Si et apostolicos, non tamen solos, sed cum apostolis et post apostolos, quoniam praedicatio apostolorum suspecta fieri posset de gloriae studio, si non adsistat illi auctoritas magistrorum, immo Christi, qui (quae) magistros apostolos fecit. Denique nobis fidem ex apostolis Joannes et Matthaeus insinuant; ex apostolicis Lucas et Marcus instaurant. »
Dans ce même traité, IV, 7, il défend d'une manière toute spéciale l'intégrité de l'évangile de saint Luc contre Marcion. 11 établit, V, 1, que, si l'on n'avait pas les Actes des apôtres, on ne saurait rien de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, qu'on ne connaîtrait pas la vocation et les actes de Paul. Il défend ensuite, V, 2-21, une à une, les épitres pauliniennes, aux Galates, aux Corinthiens, aux Romains, aux Thessaloniciens, auj Éphésiens, aux Colossiens, aiix Philippiens, à Philémon. Il s'étonne, V, 21, que Marcion n'ait pas reçu comme pauliniennes les épîtres pastorales. « Miror
i. Il a parlé dans les lignes précédentes de l'évangile de saint Luc.
tamen cum ad unum hominem litteras factas receperit, quid ad Timotheum duas et unam ad Tilum de ecclesiastico statu compositas recusaverit. Adffctavit, opinor, etiam numerum epistolarum interpolare. »
Tertullien ' a cité un passage de l'épître aux Hébreux, VI, 4-8, qu'il attribue à saint Barnabe: i< Exstat enim et Barnabae titulus ad Hebraeos, a Deo satis auctoritatis viri. » Pour lui, cette épître a plus d'autorité que le Pasteur d'Hermas, et elle est plus reçue que celui-ci dans les églises : « Et utique receptior apud Ecclesias epistola Barnabae illo apocrypho Pastore maechorum. » Cependant Tertullien ne regarde pas celte épître comme faisant partie du Nouveau Testament ; il la place à un rang secondaire et l'appelle en témoignage seulement pour appuyer la discipline des apôtres : « Volo tamen ex redundantia alicujus etiam comilis apostolorum testimonium superducere, idoneum confirmandi de proximo jure disciplinam magistrorum^. »
Tertullien a reproduit plusieurs passages de la première épître de saint Pierre, Scorpiace, XII =: I Pr. II, 20, 21 et IV, 12-16, citation introduite par celte formule : Petrus qttidem ad Ponticos; ib. XIV = I Pr. II, 13; De Oratione, XX =1 Pr. III, 3. Il cite aussi la première épître de saint Jean : Scorp. XII, etc., lépître de saint Jude, qui est appelée en témoignage de l'autorité d'Hénoch : « Henoch apud Judam a postolum testimonium possidet, De Cultu fem. I, 3. Pour Tertullien, l'Apocalypse est de saint Jean : « Nam Apostolus Johannes in Apocalypsi^ ». Parfois il est dit seulement
i. De Pudicitia,XX.
i. Dé Pudicitia, XX.