Adv.Uareionem, VU
^OLVKAU TESTAMENT, — I. 18
in Apocalypsi* ou Apocalypsis"^ , ce qui prouve que, pour lui, il n'y avait pas d'autre Apocalypse que celle de saint Jean.
Nous avons rapporté le jugement sévère, méprisant même, de Tertullien sur le Pasteur d'Hermas; ill'avait tenu cependant tout d'abord en haute estime; il appelle son livre Scriptura ; « HermasillecujusScriplurafere Pastor inscribitur''. » Remarquons cependant la réserve : le Pasteur est inscrit par presque tous comme Ecriture. Dans son De Pudicitia, 10, il déclare que toutes les églises le tiennent pour faux et apocryphe. En résumé, Tertullien a cité tous les écrits du Nouveau Testament, sauf la 11*" épître de saint Pierre, l'épître de saint Jacques et les II" et IIP épîtres de saint Jean. Ces épîtres, étant assez courtes et de minime importance dogmatique, ont pu être omises par Tertullien, sans qu'on puisse en tirer une conclusion contre leur réception dans l'église d'Afrique, puisque nous trouverons quelques années après chez Auretius évêque de Chullati, contemporain de saint Cyprien, la mention de la IP épître de saint Pierre. Le plus probable cependant est que, comme saint Cyprien, il ne les a pas connues.
Quant à l'épître de saint Jacques, Tertullien n'a pas dû la connaître, car, ainsi que nous l'avons dit, elle n'était pas dans la vieille version latine, et elle n'a pas laissé non plus de trace dans les œuvres do saint Cyprien. On pourrait cependant trouver une certaine ressemblance entre un passage du traité Adversus Judaeos, 2, et l'épître de saint Jacques, II, 23; mais ce traité n'est peut-être pas de Tertullien.
Tertullien regarde comme divines les Ecritures de
i. De fuga, 1.