I. op. <it. p
et européen, sont indépendants l'un de l'autre, et que de plus ils ne proviennent pas du même texte grec.
On peut relever aussi dans les vieilles versions syriaques, Sinaïtique et Curetonienne, des interpolations importantes qui leur sont particulières à des degrés divers. Voici le tableau qu'en a dressé Burkitt1. Nous ajoutons les autres témoins qui les possèdent.
Mt, IV, 9 : Kai eÏTtev aÙTtô + As-tu vu ces royaumes et leur gloire/'
Mt, XXVI, 16, \f, Jésus
Bar Abbas
t Mc,f XII, 23 : 'Ev t$ avoHrraffEi -f- ouv ôxav àva
«JTdSfftV
Me, XIII, « : AtjAoï + xat Tapayat
Le, XXIII, 48 : 'Yné- «rrpeçov -f Et disant : Malheur à nous! QuV qui nous est arrivé? Malheur à nous à cause de nos péchés!
Jn, XI, 39 : KOpie + Pourquoi enlèveront-ils la pierre?
Jn, XII, 12 : ty éitouiptov + Il sortit et alla au mont des Oliviers
Jn, XX, 16 : At8à(rxa)iE + xal irpo<jéôpap.cv «Styaaôat aùtou
Le, XXIV, 43 : "Ef'aysv + Kai >a6oiv xà ênîXoma lôwxev aûxot;
SIVAI- TIQUE.
CIRETO- MENNE.
AL'TRES lAOTSaUTS.
Origène,I, 118, 119.
a b tti q, YuLratr.
Év. de Pierre, g1.
Nc* Dubl. Egert.
Ce tableau prouve, ce qu'on avait déjà constaté, que, si les vieilles syriaques ont leurs caractéristiques pro-
i. Op. cil. p. 52.
près, en divers passages elles se rapprochent du texte occidental.
Omissions dans les vieilles versions. — Les omissions que nous constatons dans les manuscrits de type occidental vont nous fournir des preuves nouvelles de notre précédente affirmation, à savoir qu'il y a des couches différentes et superposées dans ce texte. Nous devons distinguer les omissions dans les vieilles versions latines et les omissions dans les vieilles syriaques.
1° Omissions latines. — Nous avons déjà cité quelques-unes de ces omissions. En voici d'autres : Dans Le, XXII, les vieilles versions latines, a d fP i 1 omettent avec le codex de Bèze le f 19b, 20; avec le même codex les manuscrits abcdeff2xIr omettent aussi Le, V, 39, que contiennent les vieilles latines t ffir q d, la Vulgate. De même le f 12 du cli. XXIV de Le est omis par les manuscrits a b d e I r, et se trouve cependant dans les vieilles syriaques, Sinaïtique et Curetonienne.
Les mêmes omettent encore Le, XXIV, 36» : Et dixit eis : Pax vobis, nolite timere ; du f 40 : Et ferebatur in caelum, et du f 50 : Adorantes. Les textes africains ont, d'après Hans von Soden * , les mêmes omissions.
Dans Mt, XXVII, 49, les manuscrits vieux latins, la Vulgate n'ont pas : Alius autem accepta lanceapupungit latus ejus et exiit aqua et sanguis, omission justifiée d'ailleurs.
Pour les omissions de moindre importance, on les trouvera rapportées dans l'appareil critique de l'ouvrage de Wordsworth et White 3. Les vieilles versions
i Dm lateinitehc Nette Testament in Afrika tW Zeit Cyprians,
i. Nouum Tntamtntum Domini natri J$$u Cnrfitt intine . Bvtn Kolia, Actus tpMtoloruitl, îsH'.t-i «•»;;.
syriaques sont, pour ces omissions, tantôt en accord, tantôt en désaccord avec les vieilles versions latines. Avec elles elles omettent Le, XXIV, 40, 51 h, 52 a; Mt, XXVII, 49, mais elles admettent Le, XXIV, 12, 36. Pour les autres omissions de ces versions parallèles on consultera les travaux de A. Smith Lewis et Burkitt.
2° Omissions syriaques. — Les omissions que l'on constate dans les vieilles versions syriaques sont excessivement nombreuses ; elles ont été cataloguées par A. Smith Lewis pour la syriaque Sinaïtique ; celles qui leur sont communes avec les vieilles versions latines ont déjà été relevées. Voici les plus importantes parmi celles qui, d'après A. Smith Lewis1, sont particulières à la syriaque Sinaïtique. Elle omet : Mt, IV, 8 : Kairr.v SoÇavaÔTtov. — Mt, VI, 5 : Kai Sxav Ttpoaeû^y)a6e et le reste du verset. — Mt, VIII, 32 : Kat àirÉÔavov iv toîç ïiSastv. — Mt, XVI, 2 : 'Ctyta; yevofxÉvri<; et le reste du verset ainsi que le f 3. — Mt, XXIV, 30 : Kai xtyovTat iràaat aï fuXal T*)« Y*i^ — Mt, XXVII, 37 : Ttjv aWav aù-roîî ^EYpajAUEvriv. — Me, I, 21 : Kat etffiropeuovTai etç Ka<papvaou{x. — Me, I, 34 : Kaxwç e^ovraç Trotxi'Xaiç voWç. — Me, I, 42 : 'Au^Xôev àV «ÙTOu^Xéirpa. — Mc> III, 28 : Kai a't fJXaacpTifjitai. — Me, IV, 1 : "Ottou oùx eT^Evy^v iroXXrçv. — Me, VI, 23 : Kai ojuosev aÙTÎ) foi eccv ja£ atT^ar); Scoffto ffot. — Me, VI, 48 : Ilspi T£tâpTr,v cpuXax->,v tÎJ; vuxtoç. — Me, VII, 8 : 'AtpÉvTEç t^jv Ivtoatjv too 0eoîî xpaïEÎts tvjv 7tapa$o<rtv twv àvôpcoiHDV. — Me, X, 42 : Kat o\ UEyaXoi aùxÔiv xaTE^ouaiaÇouaivauxwv. — Me, XII, 4 : KàxE?vov £XE<paXiWv xa\ r,Tt'(xaffav. — Me, XV, 7 : Met* twv <rra<rta-
(7TWV SeSe^EVOÇ, ol'xiVÊÇ £V T7] (TTOtffEt. J/c, XV, 42 : 'EtTSI 7]V
•nrapadXEuvi, o Icttiv TrpooraoêaTov. — £c, I, 64 : 'Av8w/6y] Se to (TTO>a aù-uoïï. — Le, VI, 25 : Oùalôpûv, oî s>îT£TrXyiCTix£vot vuv,
1. The Old Syriac Gospels or Evangelion da-Mepharreshe , Londoa 1910, p. xlvii.
8xi 7retva<j£Te. — Le, VI, 32 : Kcù y^P °' àixapxwXot xoù; âyouzomaç autoù; àyaTCcoffiv. — Le, VI, 40 : KaTripTKjf/.Évoç oè 7raç larai wçô oiSàsxaXo; ccÙtou. — Le, IX, 12 : "Oti wSe iv £piQjjLC}> tÔtcw ÊCTfxév. — Le, IX, 19 : "AXXot oi Sri TtpO^YiXT^ tiç T&vàp^aiiov <xvs<rrr|. — Le, XIV, 27 : "Ootiç où pao-taÇet et le reste du verset. — Le, XXII, 43, 44 : "ilcpôri SI aù-rw aYyeXoç et les restes des deux versets. — Le, XXIII, 10- 12 : Eîff-nfceiffav Se oi àp^tepeïç et le reste des trois versets. — Jn, I, 20 : Kai u>u.ok6yriçzv xai oux ^pv^uaTO. — Jn, III, 32 : Kai ttjv {xapTupiav aùxou oOSet; XaiiéavEt. — 7/1, IX, 8 : "Oti ^vÉa^Év cou touç écpOaXixou;. — //i, X, 35 : Et ixefvooç eIttev ôeouç, Trpoç o&ç ô Xôyoç tou 0£ou é^Éveto. — Jn, XIV,