I.Xfl Mut/h. XV, U
TEXTE DES IIIMVo SIÈCLES. 415
Evangelia quae falsavit Lucianus, apocrypha; Evangelia quae falsavit Hesychius, apocrypha.
Nous avons déjà parlé des travaux d'Euthalius et d'Evagrius sur le texte du Nouveau Testament; nous en parlerons de nouveau quand nous exposerons le système de von Soden. Tout ce que nous pouvons en dire, c'est que l'on ne sait rien de très certain sur leur travail. Nous aurons aussi à mentionner plus loin les recensions d'Andréas et d'Arethas sur l'Apocalypse.
Il est difficile de porter un jugement définitif sur ces diverses revisions et surtout de spécifier à quel degré le texte a été modifié. Nous sommes certain quelles n'ont pas atteint la substance du texte, car nous connaissons les leçons que les hérétiques ont tenté d*y introduire; mais, si nous en croyons Nestlé \ c'est par suite de ces revisions, portant principalement sur le style, que le ton des évangiles est devenu aussi gr et solennel qu'il l'est dans la plupart des manuscrits et c'est par ces manuscrits que nous le connaissons. Or, continue-t-il, il n'y a aucun doute que les évangiles en particulier ont été écrits primitivement dans un style beaucoup plus vivant. Il en donne quelques exemples. Dans Mt, VI, 8, le Seigneur dit à ses disciples : Car votre Père connaît les choses dont vous avez besoin avant que vous ne les lui demandiez, icpo toî; 6fzî; aî-trjcat aÙTov. C'est la leçon des manuscrits, des versions, des Pères; seuls le codex de Bèze et le vieux latin h ont irpô toî; ivoUai t6 (Ttoua, antequam os aperiatis, leçon plus originale que l'antre. — Mc\ XIII, 8, le Seigneur ordonne de couper le figuier stérile : exxoifov aôxiiv. Le codex de Bèze a une expression plus vivante : spépe tV «qt'vr.v, sxxo^ov aÔTvfr, et un peu plus loin au lieu de xoirpux il a