‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 120 sur 156 · n,,. al. II. p, I · texte numérisé non relu

n,,. al. II. p, I

Actes, Paul. D'après Mill, 330 meilleures leçons et 70 mauvaises ont été introduites dans cette édition.

La troisième édition parut en 1525 et différa de la précédente en 118 passages. Érasme avait utilisé les corrections du Nouveau Testament grec des Aides.

Dans la quatrième édition, 1527, qui diffère de la troisième en 113 passages, Érasme se servit de la 1 olyglotte d'Alcala, surtout pour l'Apocalypse, dont il corrigea 90 passages. A son texte latin il joignit celui de la Vulgate.

La cinquième édition, 1535, est conforme à la quatrième, sauf en quatre ou cinq passages. Le texte de la Vulgate a été supprimé.

Autres éditions. - En 1518 avait paru à Venise une Bible grecque, sortie des presses des Aides. Pour le Nouveau Testament, Aide avait suivi la première édition d Erasme même pour ses fautes typographiques, il avait fait cependant 200 changements pour le mieux ou le pire; il s était servi du manuscrit 131. an 1534 Simon de Colines publia à Paris une remarquable édition du Nouveau Testament grec. La base de son travail fut la troisième édition d'Erasme mais il 1 a corrigée en de nombreux passages, — 750 suivant Le Long, - d'après la Polyglotte d'Alcala, et surtout améliorée par la reproduction des leçons des manuscrits 119, 120 des évangiles, 8 des Actes, 10 de iaul.Gregory' fait remarquer que Colines a été le premier à introduire des leçons que la science actuelle approuve. Son texte était supérieur à celui d Erasme et a celui des Estienne dont nous allons parler.

Éditions des Estienne. - Robert Estienne, 1503- 1559, aide de son fils, Henri Estienne, 1528-1578, a

i. Op. cil. p. 93-2.

publié quatre éditions du Nouveau Testament grec : la première en 1546, la seconde en 1549. Il reproduit à peu près la cinquième édition d'Érasme, et quelquefois la Polyglotte d'Alcala ; il a seulement 9 leçons qui lui soient particulières. La seconde édition ne diffère de la première qu'en 67 passages.

La troisième édition, magnifique in-folio, publiée à Paris, 1550, a reçu le nom d'Edition royale. C'est la première édition du Nouveau Testament qui ait reçu un appareil critique. En marge, Robert Estienne avait donné les variantes de la Polyglotte d'Alcala et de 15 manuscrits : D, évangiles 4 5 6 7 8; L, évangiles 3 8; Actes 7 8; évangiles 9 (?); Actes 9, évangiles 120; Actes 10, Apocalypse 3. Le texte s'accordait, plus encore que dans les précédentes éditions, avec celui de la cinquième édition d'Érasme*.

En 1551, Robert Estienne donna une quatrième édition, à Genève, où il s'était réfugié et où il lit profession de protestantisme. C'est dans celle-ci qu'on trouve pour la première fois la division en versets, dont nous avons déjà parlé.

Éditions de Théodore de Bèze. — Théodore de Bèze, 1519-1605, a publié neuf éditions du Nouveau Testament grec, quatre in-folio, 1565, 1582, 1588, 1598 et six in-8°, 1565, 1567, 1580, 1591, 1604. Son texte grec était celui de la quatrième édition de Robert Estienne dont il diffère seulement en 25 passages, dans lesquels il s'accorde 9 fois avec la Polyglotte d'Alcala, 4 fois avec Érasme, 2 fois avec les deux réunis; 9 fois il a des leçons particulières.

Dans sa seconde édition Théodore de Bèze se sert de lu traduction syriaque de Tremellius, d'une traduction latine d'une version arabe pour les Actes et les épîtres

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