I. Cf. GUGOftT, "/'• ''''• I'- WWMi
aux Corinthiens, et surtout de son manuscrit greclatin des évangiles et des Actes, Dev acl, des épîtres pauliniennes, D <•<"". Cette édition diffère de la précédente par l'addition de 44 leçons; la troisième diilèrede la seconde.'enS passages et la quatrième en 2 passages. Autres éditions. — Au xv siècle, Arias Montanus donna ses soins à un Nouveau Testament grec qui parut en 1571 dans le Ve volume de la Polyglotte d'Anvers, imprimée par Christophe Plantin. Le texte s'accordait avec celui de la Polyglotte d'Alcala et de la troisième de Robert Estienne. En deux passages il s'accordait avec Érasme, en un il avait une leçon particulière.
En 1572, fut donnée une autre édition conforme à la précédente, sauf sur quelques points.
Une seconde Polyglotte, 1030-1(333, fut celle de Pans, dont le texte grec reproduisait celle de la Polyglotte d'Anvers. La troisième fut celle de Wallon, Londres, 1057, grec, latin, syriaque, arabe, perse,' éthiopien ; le texte grec était celui de Robert Estienne
L'édition des quatre évangiles que donna en 1006 Lukas de Briigge est conforme à celle de la Polyglotte d'Anvers ; le texte est à peine changé.
Éditions des Elzevier. — De 1624 à 1678, les célèbres imprimeurs de Leyde, les frères Bonaventure et Abraham Elzevier, publièrent sept éditions du Nouveau Testament grec. En 1624, ils publièrent une petite édition in-24, très recherchée actuellement par 1rs bibliophiles. Elle donnait le texte de Théodore de Bèze de 1565. C'est dans l'édition de 1633 que l'on trouve cette affirmation : « Textum ergo habes noue ab omnibus receptum, in quo nihil immutatum aut corruptum damus. »
Le texte reproduit était celui de l'édition royale de
Robert Estienne, 1550, avec d'assez nombreuses différences. Mill n'en comptait que 42, mais Tischendorf en a catalogué 150 et Scrivener 287. Gregory en relève 256, dont 80 ne sont que des différences insignifiantes ou des divergences d'accents ou d'esprits.
Cette édition des Elzevier, 1633, a été acceptée sur le continent comme le texte reçu, « Textus receptus », tandis qu'en Angleterre on choisit comme Texte reçu la 3e édition de Robert Estienne.
Le Texte reçu qui a eu une si longue fortune, puisqu'il a été le seul accepté jusqu'au milieu du xixe siècle, était donc pour l'Angleterre le texte de Robert Estienne, lequel avait été établi à l'aide de la 4e édition d'Érasme, de la Polyglotte d'Alcalaetde quinze manuscrits. Pour le continent on eut le texte des Elzevier, formé à l'aide de la môme édition de Robert Estienne et de celle de Théodore de Bèze. En somme, ce Texte reçu qui reproduisait le texte en usage dans les églises grecques du xvi° siècle, avait été établi au moyen de manuscrits récents et de peu de valeur, sauf quelquesuns, peu utilisés d'ailleurs. Il n'a donc aucun droit à conserver la position prépondérante qu'il a eue pendant longtemps. Aussi a-t-on dit de ce texte : Te.vtus receptus sed non recîpiendns.
Autres éditions. — Signalons avant de clore cette période quelques autres travaux sur le Nouveau Testament grec. Un Cretois, Johannes Matthaus Caryophilus, rassembla les variantes de 22 manuscrits, dans le but d'établir une édition du Nouveau Testament.
En 1658, Etienne de Courcelles, 1586-1659, publia à Amsterdam un Nouveau Testament grec, avec de nombreuses variantes et un certain nombre de conjectures qui trahissaient une tendance socinienne. Le texte êtail celui des Klzrvier. 1 Jn, V, 7, était placé • ntre crochets.
DE M1LL A LACHMANN. 427
John Fell, 1625-1686, évêque d'Oxford, publia, en 1675, aux presses de Clarendon, un Nouveau Testament qui reproduisait le texte des Elzevier. Il y ajouta un apparat, contenant de nombreuses variantes, extraites des éditions précédentes, du codex Alexandrinus, des codex Dev et D»'*"1, de douze manuscrits de la Bodléienne, de E«,aul, des versions memphitique (bohaïrique) et gothique et d'autres manuscrits * .
Bien qu'il n'ait pas donné d'édition du Nouveau Testament, Richard Simon doit être nommé pour ses recherches critiques sur le Nouveau Testament. — Histoire critique du texte du Nouveau Testament, Rotterdam, 1689; Histoire critique des versions du Nouveau Testament, Rotterdam 1690; Histoire: critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament, Rotterdam, 1693; Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, Paris, 1695.
2e PÉRIODE : DE MILL A LACHMANN, 1707-1830.
Dans cette période on accumula des matériaux pour améliorer le Texte reçu, qu'on continuait cepennant à éditer. Les critiques rassemblaient les leçons que fournissaient les manuscrits que l'on découvrait dans les bibliothèques, les classaient, en estimaient la valeur, mais ne les utilisaient pas pour éditer un nouveau texte. Ce dernier travail fut celui des critiques de la période suivante. Il y eut cependant des tentatives d'amélioration du Texte reçu. On reconnut la supériorité de leçons des anciens manuscrits sur les leçons du Texte reçu, basées sur les manuscrits récents.