‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 122 sur 156 · Cf. Chegory, op. cit. p · texte numérisé non relu

Cf. Chegory, op. cit. p

John Mill, 1645-1707, édita en 1707 à Oxford un Nouveau Testament grec, qui reproduisait le texte de la 3e édition de Robert Estienne, 1550, et l'accompagna d'un riche apparat critique, contenant 30.000 variantes; il avait relevé les leçons de 70 manuscrits, des versions vieilles latines et Vulgate, de la Peschitto, des Pères de l'Église les plus illustres. Parmi les manuscrits qu'il a collationnés signalons les majuscules A B Dev DPaul E E2 E3 L, les minuscules 28 33 59 71 pour les évangiles, 17 29 pour les épîtres, 25 26 27 28 pour les Actes, etc. * . Cette édition diffère de celle de Robert Estienne en 31 passages. En tête de son édition, Mill avait placé des Prolégomènes divisés en trois parties : le canon du Nouveau Testament, l'histoire du texte avec les citations des Pères et des éditions antérieures, le plan et le contenu de l'œuvre. C'est le premier essai d'ouvrage sur la critique textuelle du Nouveau Testament.

En 1710, L. Kûster publia à Amsterdam et à Rotterdam une édition améliorée de l'édition de Mill, à l'aide de douze manuscrits nouveaux et, parmi eux, les majuscules C et C\

En 1707, Nicole Toinard, d'Orléans, publia à Paris une Evangeliorum Harmonia graeco-latina. Il avait, disait-il, conformé le texte grec : ad vetustissimos duos Vaticanos codices ac latinam veterem versionem. Son texte avait pour base celui de Robert Estienne, mais en différait en de nombreux passages. Toinard fut le premier à se dégager du Texte reçu.

En 1709-1719, Edward Wells donna à Oxford un t<-\t<' du Nouveau Testament grec, revisé au moyen des manuscrits. Il se servait en grande partie des

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DE MILL A LACHMANN. 429

leçons collationnées par Mill. Un certain nombre de ses leçons ont été adoptées par Griesbach, Lachmann et Tischendorf. Cet essai de publication d'un texte plus pur du Nouveau Testament était prématuré, étant donné qu'on ne possédait pas encore des autorités assez nombreuses et assez diverses pour choisir les leçons en connaissance de cause, et surtout parce qu'on n'avait pas encore établi les règles à suivre pour le choix des variantes.

Le grand philologue anglais, Richard Bentley. 1662-1742, avait projeté de publier une édition critique du Nouveau Testament. Il rassembla de nombreuses variantes et fit collationner divers manuscrits, en particulier le Vaticanus, pour établir son édition. 11 était persuadé que les plus anciens manuscrits grecs et la version latine de saint Jérôme s'accordaient si parfaitement qu'on pouvait rétablir le texte dans ses plus infîmes détails, tel qu'il existait au ive siècle. Ce projet d'édition n'a jamais été mené à terme. Scrivener pense que lorsque Bentley eut rassemblé ses matériaux, il comprit que son hypothèse de l'identité des textes grec et latin n'était pas soutenue par les faits et il abandonna son entreprise ' .

Signalons une édition du Nouveau Testament publiée à Londres, en 1729, sans nom d'auteur, lequel était William (Daniel) Mace. D'après Gregory2, le texte grec était amélioré au point qu'il s'accorde d'unifaçon extraordinaire avec celui qui a été établi par les critiques actuels.

J. Albert Bengel, 1687-1752, fut un des pères de la critique textuelle du Nouveau Testament. Il a donné, en 1734, une édition qui se distingue par di-

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