Op. cit. p
verses particularités. Il reproduisait le Textus receptus, mais il en différait quand il trouvait dans une autre édition une leçon qu'il croyait meilleure. Il s'était imposé cette règle de ne pas accepter dans son texte de leçon qui n'eût été déjà publiée. Pour obvier aux inconvénients de cette règle il indiquait en marge la valeur des variantes en la fixant par les rubriques suivantes : a, leçon originale; p, leçon meilleure que celle du texte imprimé ; y» égale à celle du texte ; S, moins bonne; s, très inférieure. Outre les variantes qu'avait collationnées Mill, Bengel donnait encore celles qu'il avait relevées dans d'autres manuscrits dont on trouvera la liste dans Gregory1.
Le principal mérite de Bengel a été de constater que les mêmes variantes se retrouvaient dans un certain nombre de manuscrits, d'où il conclut que ces manuscrits dépendaient d'un manuscrit type, qui était la source de ces variantes. Il y avait donc possibilité, pensait-il, de classer les manuscrits en « compagnies, familles, tribus, nations ». Pour lui, il rangea tous les manuscrits existant alors en deux nations : l'Asiatique, qui provenait de Constantinople et des environs et qui embrassait les manuscrits de date plus récente et moins bons; l'Africaine, qui possédait quelques manuscrits plus anciens et meilleurs. Parmi eux il estimait surtout l'Alexandrinus, mais beaucoup moins les manuscrits bilingues, DeTRC DptluI E F G.
Les travaux de Wettstein sur le Nouveau Testament sont considérables et ont été souvent mis à contribution, quelquefois même sans être mentionnés. Wettstein passa de nombreuses années à collationner lis manuscrits en France, en Angleterre et en Suisse. Il avait pensé d'abord à éditer le codex Alexandrinus,