‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 126 sur 156 · Einleitung indasNeue Testament, Leipzig, 1900, p · texte numérisé non relu

Einleitung indasNeue Testament, Leipzig, 1900, p

la première famille, soit à cause de leur valeur intrinsèque et de leur uniformité, soit parce qu'elles représentaient le texte officiel de l'Église grecque. C'est à Scholz que nous devons cette singulière affirmation, reprise plus tard par Burgon, à savoir que les plus anciens manuscrits ont dû leur conservation au fait qu'ils étaient criblés de fautes et que, par suite, on s'en servait peu.

En 1830 et 1836, Scholz publia à Leipzig en deux volumes le Nouveau Testament grec dans lequel il reproduisait en grande partie le texte de Griesbach, surtout dans le second volume. Il aurait dû en être autrement puisque leurs principes de critique étaient opposés : Griesbach donnait la préférence aux textes alexandrins et Scholz aux textes constantinopolitains, mais ni l'un ni l'autre n'appliquèrent strictement leurs principes. D'après le calcul de Reuss, sur 1000 passages Scholz abandonne le texte de Griesbach 62 fois pour suivre celui des Elzevier et 42 fois il a des leçons particulières.

3e PÉRIODE : DE LACHMANN A NOS JOURS, 1831-1012.

Après Scholz et avec Lachmann commence une période nouvelle, à partir de laquelle on ne se contenta plus de découvrir les manuscrits et de les collationnor. puis d'éditer le Texte reçu en le corrigeant quelquefois et de l'accompagner de variantes. Dès lors, tout en continuant à rassembler les documents, on procéda à rétablissement du texte du Nouveau Testament en l'appuv.inl sur an système de i litique textuelle, lequel fournissait les règles pour le choix des leçons. Ce n'est pas qu'avant Lachmann il n'y ail eu des classifications de documente et dea essais de système de critiquetex-

tuelle, mais les deux précurseurs le plus en vue, Griesbach et Scholz, se bornèrent encore à reproduire le texte des Elzevieret dans leurs corrections n'appliquèrent pas même constamment leurs p.lncipes. ainsi que nous l'avons déjà dit. C'est Lachmann qui procéda à une classification plus scientifique, car elle s'appuyait sur un plus grand nombre de documente, de provenance et de date plus diverses, classification qui lui permit d'élaborer un système de critique plus cohérent qu'il osa mettre en œuvre en établissant un texte du Nouveau Testament, différent du Texte reçu.

Cari Lachmann. 1793-1851, n'était pas un théologien mais un philologue. En 1831, il donna une petite édition du Nouveau Testament qui, d'après lui, était basée sur les principes suivants : adoption des Leçons en usage dans les plus anciennes églises d'Orient ; en cas d'incertitude, acceptation de celles qui ont pour elles l'agrément des églises d'Italie et d'Afrique; en cas d'incertitude totale, indication du fait par des crochets ou à la marge; abandon du Texte reçu. Lachmann donne une grande importance au témoignage de saint Jérôme, parce que celui-ci dans sa revision du Nouveau Testament s'était appuyé sur les plus anciens manuscrits. En 1842 et 1850, Lachmann publia une nouvelle édition grecque-latine du Nouveau Testament en deux volumes dans laquelle il exposa plus en détail ses principes de critique textuelle. Son but n'était pas, disait- il, de retrouver la vraie leçon qui se trouve souvent certainement dans une seule source, et tout aussi souvent est complètement perdue, mais seulement de donner la leçon qui fut anciennement la plus répandue, et cela à un moment où l'accord s'était l'ait, c'est-à-dire vers 380. Il s'en tenait à la majorité des autorités, sans tenir compte de la valeur interne des leçons qu'il rejetait.

Comme autorités il acceptait : pour l'Orient, les manuscrits ABCH3PQTZ et les écrits d'Origène ; pour l'Occident, les manuscrits bilingues D D2 E2 G3, les vieux latins a b c g, les manuscrits de la Vulgate, AmiatinusetFuldensis, les écrits d'Irénée, Cyprien, Lucifer, Hilaire, et pour Y Apocalypse, Primasius. Cette liste d'autorités est imposante, mais elle ne doit pas nous faire illusion sur les services que celles-ci pouvaient rendre. Le codex C est incomplet et avait été mal collationnépar son coadjuteur, P. Buttmann ; II3 P QT Z ne sont que des fragments ; le Vaticanus n'était pas publié et les collations qui en existaient étaient incomplètes et imparfaites. Seul, le Vaticanus était du ive siècle ; les autres étaient du ve siècle et même du ixe. Lachmann ne tient compte que des versions latines, laissant de côté les versions syriaques et égyptiennes, dont il ignorait la langue. Il s'ensuit que le texte de Lachmann repose rarement sur plus de quatre manuscrits, assez souvent seulement sur trois, assez fréquemment sur deux et quelquefois sur un.

Le résultat a été ainsi déterminé par Reuss ' pour la première édition de Lachmann : sur 1000 leçons choisies, Lachmann s'accorde 252 fois avec la dernière édition des Elzevier et Griesbach ; 288 fois avec Griesbach contre les Elzevier; 11 fois avec ceux-ci contre Griesbach; 274 fois il adopte des leçons reçues par d'autres éditeurs; 108 fois il accepte des leçons qui lui sont particulières et 07 fois il place entre crochets des leçons douteuses. Dans la seconde édition le texte est identique h celui de la première, sauf en quelques passages où il est rapproché du Texte reçu et de celui de Griesbach.

Constantin Tischendorf est de tous les critiques,

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éditeurs du Nouveau Testament grec, le plus connu. Il est certainement celui qui a le plus contribué à amasser pour l'établissement du texte des matériaux nouveaux, à éditer et à collationner ceux qui étaient déjà connus. Voici le tableau que Gregory a dressé des travaux de Tischendorf sur les manuscrits majuscules 4 .

CODICES

DETECTI

ADHIB1TI

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