‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 129 sur 156 · Op. cit. vol. II, p. 16-M · texte numérisé non relu

Op. cit. vol. II, p. 16-M

encore rejetée comme syrienne. 3° Lorsqu'une leçon est attestée par les autorités de type occidental, mais contre celles de type neutre, elle doit être rejetée. 4° Cependant si ces autorités de type occidental omettent quelque chose, il y a lieu de penser que cette lacune est originale, parce que la tendance du texte occidental est plutôt d'ajouter que d'omettre. Le passage omis que Hort qualifie de « non-interpolation occidentale » doit être considéré comme une addition des autres textes, sauf du texte occidental. Hort regarde comme tels, en particulier, les versets 19, 20 , 43 et 44 du ch. XXII de Luc.

Le résultat est que l'autorité dernière pour l'établissement du texte du Nouveau Testament est le manuscrit B, Vaticanus, car s'il est en opposition avec m, Sinaiticus, il doit lui être préféré. Toutefois, d'une façon générale, c'est par l'accord de »s B que le texte est constitué. A l'observation qui a été faite souvent que le bon sens ordonne de ne pas préférer le témoignage d'une minorité infime contre une majorité écrasante, on répond qu'il n'y a pas lieu de tenir compte du nombre, mais de la valeur des témoins et qu'en outre la disproportion des témoins n'est pas aussi considérable qu'on le dit. La grande majorité des témoins est du côté du texte syrien, mais, en réalité, ce témoignage peut n'être compté que pour un, puisque tous les manuscrits dérivent d'un archétype unique, le texte occidental de même, ainsi que le texte neutre. La proportion est donc seulement de un contre deux et même quelquefois de un contre un.

Comme résumé du système de Weslcott-llort, voici le tableau généalogique des autorités, tel que l'a dressé Kirsopp Lake '.

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