Op. cit. p. 161 et ss
NOUVEAU TESTAMENT. — n. 27
i-0 HISTOIRE DU TEXTE IMPRIMÉ.
13 leçons qui sont soutenues seulement par le codex D, les vieilles versions latines et syriaques. Il y aurait donc dans Origène des textes nettement occidentaux ; nous l'avons déjà prouvé. Ainsi que l'a fait remarquer Barnard * à propos du texte du Nouveau Testament établi par Hort, personne ne nie que la plus grande partie de son texte, bon ou mauvais, ne soit d'une très haute antiquité, étant basé sur l'accord des documents occidentaux et alexandrins ; la question est de savoir si sa théorie l'a amené à insérer dans son texte des leçons qu'on ne peut pas prouver être antérieures à Origène, et qui sont dues par conséquent à une revision alexandrine ou qui peuvent être de mauvaises leçons qui se sont glissés dans le texte occidental en usage alors à Alexandrie. Des nombreux passages qu'il examine, il résulte que la tradition alexandrine était excellente, mais qu'il n'est pas prudent de la suivre contre l'évidence interne des leçons.
l.;i conclusion sera donc que le Vaticanus et le Sinaiticus peuvent encore être regardés comme nos meilleurs manuscrits, bien qu'il y ait lieu de ne pas toujours suivre leurs leçons.
Revenons à l'exposé de Burgon-Miller sur le texte traditionnel. 2° Le Texte reçu, quoique se rapprochant davantage du texte traditionnel, parce qu'il en reproduit la dernière expression, n'a pas pour lui d'être ancien, puisqu'il a été établi d'après des manuscrits de date récente. Remarquons que Miller, dans l'édition qu'il a donnée des quatorze premiers chapitres de l'évangile de saint Matthieu, l'a abandonné 37 fois seulement, si j'ai bien compté.
:i Le texte occidental est un texte altéré par le fait des copistes, et ne peut contribuer, quoique ancien,