cit. p, ItM I'. il
Toute proportion gardée, le type H omet ce qui lui paraît superflu; il admet des changements de construction des phrases, des changements de mots; il rejette les formes dialectales. Que le texte II soit une recension, cela ressort de ses déviations du texte I-H-K. Cependant, le reviseur s'attache de très près à ce texte et le suit dans ses formes techniques, sauf pour l'orthographe et la grammaire qui est celle du pays. Il fait souvent attention à la place des mots et souvent, comme l'auteur de K, il mélange les passages parallèles. On ne trouve pas dans le texte H des changements importants de textes. Les seuls que signale von Soden est celui de Ml, XXVII, 49 : aXXoç oe Aaêwv Xoyxïjv qui viendrait de Jn, XIX, 3È4, et ceux de L< . XI, 53, et XXI, 24 *.
De ces observations il résulte que pour reconstruire le texte primitif du type II, il faut éliminer les tex1 provenant de l'assimilation des passages parallèles et ceux qui trahissent l'influence de K et de I. Ce travail effectué, il reste encore de nombreuses variantes, dont von Soden donne la liste, et sur lesquelles il ne se prononce pas. Il y a lieu de les examiner davantage a.
Toutes les observations précédentes indiquent l'Egypte comme la patrie du texte H; seuls, les Pères égyptiens s'en sont servis. Il est à la base des versions égyptiennes et ses deux représentants principaux 81 et 82 sont d'origine égyptienne; c'est lui qu'on retrouve dans les papyrus égyptiens. Au point de vue do l'orthographe, de la forme plus allongée des mots, de la diphtongaison, il est égyptien. Le texte H est donc la recension du texte qui a été attribué à Hesychius, ainsi que l'a prouvé Bousset3. Cette recension égyp-