‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 140 sur 156 · Op. cit. p. 1017 et · texte numérisé non relu

Op. cit. p. 1017 et

3. Textkritische Studien zum N. T. p. 74 et ss., Leipzig, 1894.

tienne a dû être faite à peu près à la môme époque que la recension antiochienne, c'est-à-dire vers la fin du me siècle ou entre le mc et le ivc siècle '.

III. Le type I est ainsi appelé de la première lettre de Iepo<ioXu|j(.a, parce que ce type provient de Jérusalem dans la plus grande partie de ses représentants. 11 correspond d'une certaine façon au texte occidental de Westcott-Hort, quoiqu'il soit moins compréhensif. Celui-ci comprenait les textes grecs, mais aussi les versions latines et syriaques, tandis que le type I ne contient que des textes grecs. L'ensemble du texte occidental serait antérieur à ce type I, qui serait une recension de ce texte faite au ive siècle et revivrait dans divers manuscrits grecs. On ne doit pas s'étonner si von Soden n'introduit aucune version latine ou syriaque dans son type I ; il s'en servira cependant pour expliquer les divergences du codex de Bèze avec le texte I original.

Le type i ne se trouve dans aucun manuscrit à l'état pur. Von Soden a établi onze groupes de manuscrits, Hr, J, *!>, *r, B, K», 1', ï, H, 0, Ia, qui le contiennent. Il y a en outre divers manuscrits isolés, qui ont gardé des traces du texte I, mais qu'on ne peut ranger dans aucun des groupes de ce texte.

1° Hr est formé de quatre sous-groupes : a. Le codex e203 (872) est dans Marc un témoin indépendant de Hr, quoique souvent corrompu par K".

l>. En première ligne, les codex e288 (22), elll5 (1192), ell98 (1210), et en seconde leurs rejetons : «277 (1278), el263 (1005), e!355 (924), s 1389 (697). Le premier de ces manuscrits, s 288, à Paris, était connu comme ayant un bon texte; les deux autres sont au Mont Alhos et mil été suffisamment collalionnés pour

i, VuN s.tin r, op. eit. p. 1VI-J.

établir leur parenté avec le premier qui est le meilleur ; s 1115 a reçu des corrections de K. Les manuscrits secondaires ont tous été corrompus par K.

c. Les manuscrits de ce sous-groupe sont 825 8346 (118), 8457 (131), 8467 (209), 8500 (205), 8501 (206). Ils ont été étudiés par Kirsopp Lake qui a édité le premier et relevé les variantes des autres '. D'après lui, ces manuscrits auraient à leur base un même archétype, mais 8500 et 8501 seraient des descendants directs de 8467. Von Soden ne le croit pas.

d. Ce sous-groupe contiendrait deux codex jusqu'à présent inconnus : e 183 et • 1131, qui sont au Mont Athos. Ces codex ont mieux gardé le type Hr que le codex 8 254 et sont des témoins indépendants du type IIr. e 1131 a été plus ou moins contaminé par des leçons de Ka et dans Matthieu il reproduit le texte K».

Le texte de H1 reconstruit donne une bonne forme du type I, sans trop forte contamination par le texte K.

2 Le groupe J est formé des manuscrits du groupe Ferrai* ; d'autres qui leur sont apparentés ont été ajoutés. Primitivement, ce groupe Ferrar était formé de quatre manuscrits; plus tard on en adjoignit quatre autres. Von Soden en ajoute encore' deux et trois autres qu'il regarde comme des parents pauvres de ce groupe. 11 catalogue ces manuscrits en trois sous-groupes : a. z 218 (826), t 226 (346), s 257 (543), e368 (13) forment un groupe auquel vient souvent se joindre e219 (828) ainsi que deux parents pauvres, «173 (174) et e415 (387); e218 est étroitement apparenté à e257 et e226 à e 368; e219 marche seul; el73 est probablement apparenté à e226 et e 415 se rattache à ceux-ci. b. En

l. Codex 1 of (lie Gospels and its allies, dans Teuts and Stxtditt, Cambridge, 1902.

face de ce groupe se présente celui qui est formé par 6 1033 (788), el211 (124) et 5505 (69). A eux se joint e 109 (174) qui conserve des caractères du groupe Ferrar, quoiqu'il ait été fortement corrompu par K. c. Le troisième groupe est formé par les manuscrits que von Soden ajoute au groupe Ferrar : el054, un manuscrit non encore catalogué et e3017 (983). Kirsopp Lake ne croit pas que le premier appartienne au groupe Ferrar, quoiqu'il en présente quelques caractères.

Le groupe J est un bon témoin du type I. Il a été cependant contaminé aussi par K, probablement par K1 et non par Kx; il a aussi quelques leçons de H et des assimilations de passages parallèles. Le plus ancien de ces manuscrits est el73 qui est de l'an 1013. Son archétype a dû venir de l'Orient. Ces manuscrits ont été copiés en Calabre ou en Sicile.

3° Le groupera été fortement influencé par K, mais il a conservé cependant plusieurs des leçons originales du type I, en des passages ou Hr et J ont été influencés par K. Il se divise en trois sous-groupes *a *b <!><•. **, le groupe le meilleur, est représenté par 5 manuscrits dont le manuscrit S 30, i, tient la tête. *b se trouve dans 4 manuscrits, peu connus. <!>'' est dans deux sous-groupes, l'un de 4, l'autre de 9 manuscrits.

A ces sous-groupes s'en joint un autre, <I>% qui leur est apparenté ; il a été fortement influencé par K et possède peu de valeur critique; il se subdivise en trois petits groupes, composés de 2, 15 et 10 manuscrits. Un des moins bons représentants de <I>r est s 72, M, Codex Cumpianus.

v 15 es1 un groupe moins important comme représentant du type I. On le trouve en deux sous-groupes de 12 et de 13 manuscrits. Le premier est le meilleur,

DE LACHMANN JUSQU'A NOS JOUKS. 511

on y trouve les manuscrits el21 (348) et e220 (829). Le second est mauvais et n'a pas attiré l'attention des critiques. Tous les manuscrits de B se rapprochent beaucoup de ceux du type K.

5° K". Les manuscrits de ce groupe se rapprochent beaucoup du type K* ; on peut se demander s'ils ont à la base le type K ou le type I. Il semble plus probable qu'ils sont des représentants du type I, conformés à ceux du type K. Ce groupe K* est représenté par au moins 101 manuscrits, et il en est probablement encore d'autres parmi ceux qui ont été rangés dans le groupe K*. Les meilleurs représentants de ce groupe K* sont e73 (n), e 79 (1500), «1056 (non catalogué), 1 110 (72), ell21 (1219), 671 (K), «1089 (134), ell44 (1478), e210 (178), e285 (265).

6° 1' . Les manuscrits de ce groupe sont un mélange du type K et I, dans la proportion, d'après von Soden, de 90 % de K et de 10 % de I. Le sous-groupe principal de Ir se retrouve dans 17 manuscrits dont e77 (A-566), el005 (161), 61020 (262), el083 (1187), elOO (376), «.175 (899) sont les plus anciens. Ces manuscrits présentent un mélange de K1 et de I. Il existe deux autres sousgroupes, composés de 7 et de 5 manuscrits qui seraient des représentants de Ir, contaminés à nouveau par K*.

7° 2, II. Ces groupes Hr, J, <I>, B. K*, Ir représentent une mixture de textes K et I, qui sont devenus de véritables recensions. Il en est d'autres qui représentent I, contaminés par K, mais insuffisamment pour former des groupes distincts. De ces manuscrits von Soden signale ceux qui sont des formes très affaiblies de I : e70 (r), ell4 (163), e 119 (345) ; ceux dont les leçons I paraissent venir du sous-groupe 4> : el385 (non catalogué), el493 (1038), s243 (495), 696(1 8 manuscrits, e!54 (709), «198 (780), etc. qui se rap-

prochent assez pour former une famille à laquelle von Soden donne le sigle 2. Il signale encore trois manuscrits spécialement influencés par lr et trois autres par Hr.

Il examine ensuite la famille n qui se retrouve dans les codex sur pourpre : s 17 (*), g 18 (2), e 19 (N), e20 (Na), e21(Il). Le texte de ces manuscrits est un mélange de I avec K1 et probablement aussi K1. Cette famille est quelquefois un bon témoin ; son texte se rapproche de celui de saint Basile.

8° O. Les manuscrits de ce groupe : e90 (U), el29 (213), e 1110 (1321), e 1222 (non catalogué), el279 (1071), e556 (non catalogué) et un groupe secondaire formé de 5 manuscrits, présentent un mélange de K< et de I.

9° K Les manuscrits de ce groupe : 85 (D), e 050 (non catalogué), e93(565), e94 (non catalogué), el30 (406), e!33 (700), £168 (28), e286 (21), e293 (279), s337 (544), s 1337 (non catalogué), el468 (non catalogué), e529 (79), s600 (372), sont les meilleurs représentants du type I, Cependant, parmi ces manuscrits, el30, 293, 529, 600 sont les moins bons parce qu'ils ont été corrompus par K. On pourrait établir entre eux des sous-groupes formés des manuscrits qui marchent ensemble. Ainsi s'établirait un groupe formé de 5 5, s 050, el33 et e600 qui pourrait encore se subdiviser : S 5 avec e600 et 1 050 avec el33. Ces manuscrits ont subi l'influence deK'.

Von Soden examine longuement' le codex S5, celui qu'on a appelé jusqu'à présent le codex de Bèze. Il y relève des assimilations de passages parallèles, des omissions dues à des causes paléographiques, des traces de retouches rédactionnelles, l'influence du type K' et surtout des versions latines et syriaques.

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