‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 14 sur 156 · M. Thompson, op. cit. p · texte numérisé non relu

M. Thompson, op. cit. p

<et>. Dans les plus anciens manuscrits, on laissa un espace vide sur la ligne entre la fin et le commencement d'un paragraphe. Plus tard, on indiqua le commencement du paragraphe par une lettre initiale en capitale. L'absence de ces lettres capitales prouve l'antiquité du manuscrit. On ne les trouve pas dans le Vaticanus et le Sinaiticus. Pour les remplacer, la première lettre du mot était projetée en avant de la ligne. Le même procédé se retrouve dans le codex de Bèze.

Ponctuation. — Dans les anciens manuscrits la ponctuation était fort rudimentaire. Dans les codex Vaticanus et Sinaiticus on trouve d'ici, de là, un point en haut des lettres, ou un renvoi à la ligne suivante dans le Sinaiticus, ou une petite solution de continuité entre les mots, dans le Vaticanus; dans l'Alexandrinus les points sont plus nombreux. Des copistes postérieurs ont placé d'autres points dans le Sinaiticus et le Vaticanus. Dans les codex C, Wa, Z, le point est placé en haut, au milieu ou au bas de la lettre. Plus tard, codex E L O S V Y e' Kbrr M"*01 B"poc, ces diverses places du point indiquent un arrêt complet, un demi-arrêt, un petit arrêt. Dans le codex L, outre le point on trouve les signes suivants ::.,:: et une croix pour l'arrêt complet. Lorsque les mots furent séparés, ixe siècle, on plaça d'ordinaire, mais pas toujours, un point après chaque mot, codex Augiensis, et A G1. Le point d'interrogation grec(;) paraît au ixe siècle pour indiquer un long arrêt. La virgule apparaît à cette époque comme signe d'interrogation. Dans les manuscrits minuscules la ponctuation est presque la même que dans nos livres imprimés. Dans quelques-uns, le point en hautindiqur un plus long arrêt.

I. [Ces trois manuscrits OAl été écrit! à Saint-Gall. Celle pomtiiallon

NOTIONS PKEL1MINAIRES. 36

L'apostrophe se rencontre dans les anciens manuscrits, surtout pour séparer les mots composés, air' opcpaviffGevTeç, codex Claromontanus; ou quand le mot finit par £ ou p, <r«p5\ codex Vaticanus; ^i-:rip\ codex Sinaiticus; ou pour diviser les syllabes, avay'Y^1» Sinaiticus. On la trouve à la lin de aXX'etde(xeô', codex Z. Dans le codex de Bèze l'apostrophe prend la forme de>.

Esprits et accents. — D'après Montfaucon les esprits et les accents n'ont pas été marqués dans les manuscrits grecs par le premier scribe avant le vir9 ou le vin6 siècle. Cependant, déjà au temps de saint Epiphane et de saint Augustin, peut-être même d'Origène et d'Eusèbe, ils étaient quelquefois marqués. Se demandant si, Gen. XL11I, 31, il faut lire £cî6ôov oùtoo ou auTou, saint Augustin ajoute : Failli enim eos verbum graecum, quod eisdem literis scribitur sive ejus sive suae : sedaccentus (c'est-à-dire spiritus) dispares sunt, et abeis, qui ista noverunt, in codicibus non contcmnuntur*. 11 discute de la môme façon le texte de Ps. XVI, 14. Eusèbe a parle aussi des accents dans l'examen d'un passage de Habacuc, 111, 2.

En règle générale, les esprits et les accents ne sont pas marqués systématiquement dans les anciens manuscrits, mais on les rencontre d'une façon sporadique. Dans Tobie, VI, 9, et Gai. V, 21, les esprits sont marqués dans le codex Sinaiticus. On en trouve aussi quelques-uns çà et là dans A Q T A 0 Ib Nb. Dans le codex Purpureus N, quelques voyelles ont une espèce d'esprit doux ou un accent aigu ; on ne voit pas d'après quels principes ils ont été placés.

est donc d'origine latine, peut-être une invention des moines de Saint- Gall pour faciliter ia lecture. J. Cramar.

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