I. Op. cit. p. 1536-1544, 1632-164(J
•2. Cf. Lagiu.nge, Revue biblique, F'aris, 1!M2, p. 287
dr'r* — et dans le troisième groupe on pourrait établir des sous-groupes. Le meilleur est le groupe a, codex Vercellensis ; b, codex Veronensis; c, codex Colbertinus. Pour la reconstruction delà version italienne, il faut éliminer les leçons venant de la version africaine et de la Vulgate et suivre la méthode généalogique ordinaire. Le texte italien restitué présente peu de déviations du type I-H-K, sauf celles qui proviennent du Diatessaron, plus nombreuses dans cette version que dans l'africaine. Von Soden en cite plusieurs, et il en relève d'autres que la version italienne a en commun avec les vieilles versions syriaques, et qui doivent venir aussi du Diatessaron, bien qu'on ne les retrouve pas dans le Diatessaron arabe'.
Les deux vieilles versions syriaques, Sinaïtique, S8, et Curetonienne, Sc, sont deux formes d'une même version syriaque, S8% quoique ces deux versions diffèrent assez souvent dans les mots employés. La première est la meilleure, mais toutes deux ont été contaminées par le Diatessaron.
La version originale S8C a été faite par un traducteur, qui a pris le Diatessaron pour guide. On y relève aussi des leçons origéniennes. Si l'on retranche dans ces versions les leçons qui viennent du Diatessaron et d'Origène on a, dans les versions syriaques, un texte analogue à celui de I-H-K2.
Von Soden examine ensuite le texte néotestamentaire des Pères antérieurs à Origène. Si l'on fait abstraction des citations libres, des assimilations de passages parallèles et des leçons venant du Diatessaron, on a dans Clément d'Alexandrie le texte 1-H-K 3.
ni. p. IMM.S7J.
•il. p. IV7I 1094.
■il. p. lrt'ii 1601.
Même constatation pour le romain Hippolyte'. Tertullien est un témoin indépendant de la version africaine et de saint Cyprien ; il est plus ancien et plus sûr que ceux-ci. Son texte n'a pas été influencé par le Diatessaron, sauf en de très rares passages. Il se rapproche beaucoup du type I-H-K; certaines de ses leçons sont originales et ont été perdues par le type I-H-K. Tertullien est donc un témoin de la plus haule valeur pour le texte du Nouveau Testament, car il a fait effort pour retrouver le texte authentique et il pouvait le rétablir dans la mesure du possible2.
Saint Irénée n'est pas un représentant de la version italienne; la version latine de son ouvrage est une traduction mot à mot de l'original grec. Etant donné le grand nombre de passages où il se rencontre avec le Diatessaron, il faut conclure qu'il a été influencé par celui-ci. A la base de son texte était le type I-Il-K3.
Les ouvrages d'Athénagore d'Athènes et de Théophile d'Antioche offrent peu de citations néotestamentaires. Leur texte est celui du type I-H-K4.
Saint Justin représente le texte du Nouveau Testament lu à Rome vers 150, et aussi peut-être celui d'Éphèse, où il était vers 135. Il traite le texte assez librement. En général, il reproduit le texte I-H-K. Ses déviations sont des erreurs de mémoire ou sont dues à la fantaisie5.
Le travail de Tatien est indépendant de saint Justin.
Le texte de Marcion est, au fond, du type I-H-K, mais avec harmonisation du texte de Luc avec celui de Matthieu (Marc). Ses déviations du type I-II-K pro-
i. Op. cit. p. 1604-1609.