Op. cit. p. 161N
*. Op. cit. p. 1620-lt«l.
3, Op. cil. p. 1631-16-2*.
à20 HISTOIRE DU TEXTE IMPRIMÉ.
viennent de ses idées doctrinales; d'autres sont des corrections grammaticales ou stylistiques, pour obtenir un texte plus simple et plus poli1.
Les Pères apostoliques nous offrent peu de citations littérales, mais plutôt de simples allusions au texte évangélique. La Didachè est plus riche en citations exactes ; elle a peut-être connu un évangile que nous n'avons plus. Quand elle est en accord avec nos évangiles, rien ne nous oblige à supposer qu'elle a cité un autre texte que I-H-K2.
En terminant, von Soden examine le texte grec dont s'est servi Tatien pour construire son Diatessaron. Il établit que ce texte était I-H-K, car entre lui et celui du Diatessaron il n'y a d'autres déviations que celles qui proviennent de la méthode harmonisante de Tatien3.
L'examen qu'a fait von Soden de l'emploi du texte I-H-K par Origène et les Pères qui l'ont précédé, a prouvé qu'à des degrés divers c'était le texte que l'on trouvait chez eux avec des déviations provenant surtout de l'influence de Tatien et de l'assimilation des passages parallèles. Ces constatations confirment les règles posées plus haut, p. 515, pour la reconstruction de l'archétype I-H-K, qu'il faut compléter par la règle suivante : Lors môme que la leçon que l'on obtient par la comparaison des types I, II, K, des Pères de l'Eglise et des vieilles versions, n'est pas celle que donnent les vieilles versions latines ou syriaques ou les premiers écrivains ecclésiastiques, Tertullien, Irénée, Clément d'Alexandrie, on doit néanmoins l'adopter, si elle est conforme à celle du type I-H-K,