Cl. Gregoky, op. cit. p
ment un point ou un trait : i, ù, 7, û. Les éditeurs modernes du Nouveau Testament ont traité assez librement le tréma; les uns écrivent y&ïoç, les autres yaïoç ; xaïàcpa; OU xaiâcpxç ; xa't'v ou xotîv ; xaïvàv ou xaïvàv, etc.
7. — Abréviations. Contractions. Manière d'écrire les nombres. Citations.
On trouve des signes d'abréviation dans les plus anciens manuscrits comme dans les plus récents, de sorte qu'ils ne peuvent être utiles pour fixer la date d'un manuscrit. Ainsi, dans le Vaticanus, on rencontre
(Jô7 xT, î^" /T, ïïvâ, pour Bêôç, Kupioç, 'Iï)<ivj,-, Xpiutoç,
TtveyfAoï. Outre ceux-ci, on a les codex Sinaiticus, Alexandrinus, Ephraemi rescriptus, etc. qui offrent les abréviations suivantes : avoa, ouvoa, jçr,p, ar)p, ûâ^ âpâ pour àvôpwiro;, oùpavo;, 7ratïip, fftomîp, uîo'ç, erraupo; etc.
Le codex de Bèze n'abrège que les noms sacrés,
yp<7, ïrjôT, Xpiffxoç, 'lïiffoïï;.
Dans les manuscrits récents on rencontre un grand nombre de contractions ou d'abréviations, qu'il serait trop long de relever; on en trouvera une collection dans Scrivenor4. Beaucoup de scribes ont employé des signes d'abrévation qui leur étaient personnels. Les nombres étaient écrits par des lettres, mais pas toujours.
On trouve dans les plus anciens manuscrits, par exemple dans le Vaticanus, le signe $ qui indique une citation de l'Ancien Testament.
S 8. — Stichométrie. Colométrie.
La stichométrie est la mesure des utî/ot, stiques, 1. Op,dt> i. i. p
telle qu'on la rencontre dans plusieurs manuscrits du Nouveau Testament. Cette mesure des stiques est ancienne et a été appliquée d'abord aux œuvres classiques. Elle le fut ensuite aux manuscrits des Livres saints, Ancien et Nouveau Testament ; Origène nous affirme que Paul a envoyé peu de stiques, oXi'yTu; «rrî^ouc ÈTCéaTetXev, aux églises auxquelles il a écrit. Il nous apprend aussi que Jean a écrit une épttrfl de fort peu de stiques, Ttàvu oXiywv <m^wv, et une seconde et une troisième qui n'ont pas cent stiques à elles deux, (jti'^wv àjjupoTepai £xatov '. La stichométrie est très importante pour la critique des textes, en ce sens qu'elle indique l'étendue d'un écrit et permet de reconnaît n si l'on y a ajouté des sentences ou si l'on en a retranché. Ainsi, de la stichométrie transmise par les plu anciens manuscrits, Rendel Harris a conclu que ceux-ci contenaient les douze derniers versets de saint Marc 2, mais non la pcricope de la femme adultère 3. Il fait observer aussi que le Textus receptus n'est pas en accord avec les chiffres donnés par la stichométrie4 des manuscrits.
Le terme <rcfyo; signifie quelque chose de rangé en lignes :des arbres, des soldats. De là en poésie le vers s'est aonelé stique : distique = deux vers; puis on a divisé la prose, surtout oratoire, en stiques à peu près de môme longueur, comptés par syllabes et non par mots. Le stique aurait eu seize syllabes, ce qui est la longueur de phrase qu'on pouvait réciter sans respirer. Des recherches de Graux il résulte que toutes les évaluations stichométriques de l'antiquité donnent régulièrement, pour la valeur du stique, de 34 à 38 lellres